Examenul de bacalaureat – 2007 (subiecte propuse – varianta 1)
Proba E/F: 1-2 ore pe sãptãmânã
- Toate subiectele sunt obligatorii.
- Timpul efectiv de lucru este de 3 ore.
Subiectul I (30 de puncte)
1. Dégagez l’idée (les idées) du texte ci-dessous. Reformulez-la (les) avec vos propres mots.
Un nouveau visage
Astérix s’offre un lifting à l’approche de la cinquantaine: les 33 albums de la série sont remis en couleurs, nettoyés, dépoussiérés, pour une nouvelle publication d’ici 2009 dans un format augmenté d’une dizaine de centimètres. Coup d’envoi de l’opération mercredi, avec la sortie des quatre premiers titres de la « Grande collection ».
Astérix est né en octobre 1959, quand les techniques de colorisation ou de lettrage des bandes dessinées étaient encore artisanales. 47 ans plus tard, le petit Gaulois des premiers albums a parfois les moustaches jaunes pâles et la mine défraîchies [1]. La décision a donc été prise de restaurer l’ensemble de la série avec les nouvelles technologies numériques. « Mon père disait toujours que, s’il avait le temps, son rêve serait de redessiner Asterix le Gaulois », le premier de la série, explique Sylvie Uderzo, directrice des éditions qui édite Asterix depuis 26 ans. « Il faut redonner de la vigueur au trait tout en respectant le côté sixties [2] et apporter de la modernité à des albums qui ont près de 50 ans », poursuit-elle. Le chantier lancé début 2004 associe plusieurs éditions. 1450 planches et 11600 vignettes doivent au total être nettoyées. « On gagne 60 à 70% en qualité sur les premiers albums et environ 20% sur les derniers », note Sophie. La restauration est faite à partir des planches originales, ou des films réalisés pour l’impression des albums quand les originaux ont disparu.
www.tv5.org
[1] défraîchi, e (adj.): qui a perdu sa fraîcheur, qui n’a plus l’aspect, l’éclat du neuf;
[2] les sixties: les années soixante.
(20 points)
2. Pour chacun des mots soulignés donnez un antonyme que vous utiliserez dans une phrase de votre choix.
(10 points)
Subiectul II (30 de puncte)
1. Mettez en français:
- Noi am fi vrut să le vedem, dacă ele ar fi ajuns la timp.
- Explică-i ce te-a făcut să spui aceste cuvinte.
- Cum nu era nimeni acolo, ne-am întors.
- Regretăm că a trebuit să plecaţi.
(20 puncte)
2. Complétez les phrases comme il convient.
... le chat n’est pas là, les souris dansent.
Le jardinier arrose tous les jours ses fleurs ... elles ne dépérissent.
... Julie n’ait pas peur dans sa chambre, sa mère laisse une lampe allumée.
Notre équipe a été battue ... elle manquait d’entraînement.
Ma valise a disparu ... je m’en aperçoive.
(10 points)
Subiectul III (30 de puncte)
Rédaction. (15 à 20 lignes)
Donnez une suite au texte ci-dessous:
Cher Vincent,
Tu ne croirais jamais ce qui m’est arrivé hier...
(30 points)
Encore!
lundi, février 12, 2007
Examenul de bacalaureat – 2007 (subiecte propuse – varianta 2)
Proba E/F: L1 bilingv
- Toate subiectele sunt obligatorii.
- Timpul efectiv de lucru este de 3 ore.
Subiectul I (30 de puncte)
1. Lisez le texte ci-dessous. Puis faites-en le compte rendu. (85 mots ± 10 %)
L’arbre
Sous un arbre, un jour, me fut révélée ma propre existence. Je n’avais que quelques mois, je ne marchais pas encore. Etendu dans mon berceau roulant, au jardin des Plantes, en plein Paris, je contemplais à l’envers le feuillage translucide et, à travers lui, l’immensité bleue du ciel. Tout à coup, quelque chose en moi s’est déclenché, j’avais pris conscience de moi-même et, tout ensemble, de l’univers qui m’entourait. L’arbre que je voyais s’élever tout près de moi me reliait à lui, tamisait [1] la lumière du ciel, l’apprivoisait.
Cette scène, fondatrice de mon identité, jamais je ne l’ai oubliée. Il me suffit de m’étendre au pied d’un arbre au printemps pour retrouver le sentiment d’harmonieuse félicité qui me saisit alors. Que pouvait bien être l’arbre pour le petit homme que j’étais? Certainement un géant protecteur, mais aussi, sans doute, une sorte d’ancêtre, l’ancêtre primordial, puisque je retrouvais ce que, tout enfant, j’avais confusément senti en découvrant, adulte, dans les livres, l’arbre sacré des mythes.
Enfant, j’eus bientôt la révélation de la forêt. Mon entrée sous la voûte de l’épaisse futaie [2], je ne l’ai pas oubliée non plus. De nos randonnées dominicales, je rentrais fourbu, mais « revifié », enchanté de ce que je venais de découvrir. J’espérais toujours voir surgir l’inattendu, l’inconnu, que seul un enfant aux aguets peut rencontrer. On y croise sur le sentier le destin, sous la forme d’une bonne fée, ou d’un terrifiant homme sauvage, sauvage voulant dire « qui vit dans la forêt » (de « sylva », la forêt en latin). Il s’en fallait d’un rien pour que le parcours devînt initiatique. Si cela n’arrivait pas plus souvent, c’est que nos forêts ne sont plus vierges; il y a beau temps qu’elles ont été violées, abattues, replantées d’autres essences d’un rapport plus certain, on les dit alors « régénérées », puis aménagées en vue de leur exploitation.
Dans l’antique forêt hantée de Brocéliande aujourd’hui morcelée, on n’a plus guère de chances de rencontrer Merlin l’Enchanteur. Il devint urgent de veiller à ce que ne se réalise pas la sinistre prophétie de l’humoriste Alphonse Allais, l’implantation enfin des villes à la campagne.
(Jacques Brosse, Alors s’élève l’arbre, à la cime du vivant, Géo)
[1] tamiser – filtrer, laisser passer la lumière en partie;
[2] futaie (n.f.) – groupe d’arbes, forêt d’arbrés très élevés;
Faites attention:
- au sens général du texte;
- à l’organisation logique des idées;
- à la reformulation du texte (ne pas reprendre le mot du texte);
- au système d’énonciation que le texte utilise.
(20 points)
2. Pour chacun des mots soulignés donnez un synonyme que vous utiliserez dans une phrase de votre choix.
(10 points)
Subiectul II (30 de puncte)
1. Mettez en français:
Felix, devenit matur prin experienţă, găsise că era şi ruşinos şi primejdios ca altcineva să ştie cât venit are şi el şi cum îl fură bătrânul. În curând avea să fie major şi avea să scape de toate astea. Când revăzu pe moş Costache întins pe spate, respirând greu, uită toată duşmănia. Otilia avea un aer atât de rătăcit, părea atât de străină în acea casă, încât fu cuprins de milă.
(G. Călinescu, Enigma Otiliei)
(20 puncte)
2. Complétez les phrases comme il convient.
Hélène disait que (qu’) ... s’il ne pleuvait pas.
... je n’y aurait pas pensé.
Après que (qu’) ..., Marie remonta dans sa chambre.
C’est le voyage auquel ...
Quoique (quoiqu’) ..., son professeur n’a pas voulu lui pardonner.
(10 points)
Subiectul III (30 de puncte)
Rédaction. (25 à 30 lignes; environ 300 mots, ± 10%)
Comment comprenez-vous « la prophétie » de l’humoriste Alphonse Allais: « implanter les villes à la campagne? Argumentez votre point de vue.
(30 points)
Note: Sujets I.1. et III: Règle de décompte des mots: « c’est-à-dire » = 1 mot; « un bon livre » = 3 mots; « je ne l’ai plus revu depuis avant-hier » = 7 mots.
Encore!
Proba E/F: L1 bilingv
- Toate subiectele sunt obligatorii.
- Timpul efectiv de lucru este de 3 ore.
Subiectul I (30 de puncte)
1. Lisez le texte ci-dessous. Puis faites-en le compte rendu. (85 mots ± 10 %)
L’arbre
Sous un arbre, un jour, me fut révélée ma propre existence. Je n’avais que quelques mois, je ne marchais pas encore. Etendu dans mon berceau roulant, au jardin des Plantes, en plein Paris, je contemplais à l’envers le feuillage translucide et, à travers lui, l’immensité bleue du ciel. Tout à coup, quelque chose en moi s’est déclenché, j’avais pris conscience de moi-même et, tout ensemble, de l’univers qui m’entourait. L’arbre que je voyais s’élever tout près de moi me reliait à lui, tamisait [1] la lumière du ciel, l’apprivoisait.
Cette scène, fondatrice de mon identité, jamais je ne l’ai oubliée. Il me suffit de m’étendre au pied d’un arbre au printemps pour retrouver le sentiment d’harmonieuse félicité qui me saisit alors. Que pouvait bien être l’arbre pour le petit homme que j’étais? Certainement un géant protecteur, mais aussi, sans doute, une sorte d’ancêtre, l’ancêtre primordial, puisque je retrouvais ce que, tout enfant, j’avais confusément senti en découvrant, adulte, dans les livres, l’arbre sacré des mythes.
Enfant, j’eus bientôt la révélation de la forêt. Mon entrée sous la voûte de l’épaisse futaie [2], je ne l’ai pas oubliée non plus. De nos randonnées dominicales, je rentrais fourbu, mais « revifié », enchanté de ce que je venais de découvrir. J’espérais toujours voir surgir l’inattendu, l’inconnu, que seul un enfant aux aguets peut rencontrer. On y croise sur le sentier le destin, sous la forme d’une bonne fée, ou d’un terrifiant homme sauvage, sauvage voulant dire « qui vit dans la forêt » (de « sylva », la forêt en latin). Il s’en fallait d’un rien pour que le parcours devînt initiatique. Si cela n’arrivait pas plus souvent, c’est que nos forêts ne sont plus vierges; il y a beau temps qu’elles ont été violées, abattues, replantées d’autres essences d’un rapport plus certain, on les dit alors « régénérées », puis aménagées en vue de leur exploitation.
Dans l’antique forêt hantée de Brocéliande aujourd’hui morcelée, on n’a plus guère de chances de rencontrer Merlin l’Enchanteur. Il devint urgent de veiller à ce que ne se réalise pas la sinistre prophétie de l’humoriste Alphonse Allais, l’implantation enfin des villes à la campagne.
(Jacques Brosse, Alors s’élève l’arbre, à la cime du vivant, Géo)
[1] tamiser – filtrer, laisser passer la lumière en partie;
[2] futaie (n.f.) – groupe d’arbes, forêt d’arbrés très élevés;
Faites attention:
- au sens général du texte;
- à l’organisation logique des idées;
- à la reformulation du texte (ne pas reprendre le mot du texte);
- au système d’énonciation que le texte utilise.
(20 points)
2. Pour chacun des mots soulignés donnez un synonyme que vous utiliserez dans une phrase de votre choix.
(10 points)
Subiectul II (30 de puncte)
1. Mettez en français:
Felix, devenit matur prin experienţă, găsise că era şi ruşinos şi primejdios ca altcineva să ştie cât venit are şi el şi cum îl fură bătrânul. În curând avea să fie major şi avea să scape de toate astea. Când revăzu pe moş Costache întins pe spate, respirând greu, uită toată duşmănia. Otilia avea un aer atât de rătăcit, părea atât de străină în acea casă, încât fu cuprins de milă.
(G. Călinescu, Enigma Otiliei)
(20 puncte)
2. Complétez les phrases comme il convient.
Hélène disait que (qu’) ... s’il ne pleuvait pas.
... je n’y aurait pas pensé.
Après que (qu’) ..., Marie remonta dans sa chambre.
C’est le voyage auquel ...
Quoique (quoiqu’) ..., son professeur n’a pas voulu lui pardonner.
(10 points)
Subiectul III (30 de puncte)
Rédaction. (25 à 30 lignes; environ 300 mots, ± 10%)
Comment comprenez-vous « la prophétie » de l’humoriste Alphonse Allais: « implanter les villes à la campagne? Argumentez votre point de vue.
(30 points)
Note: Sujets I.1. et III: Règle de décompte des mots: « c’est-à-dire » = 1 mot; « un bon livre » = 3 mots; « je ne l’ai plus revu depuis avant-hier » = 7 mots.
Encore!
Examenul de bacalaureat – 2007 (bilingv, subiecte propuse – varianta 1)
Proba E/F: L1 bilingv
- Toate subiectele sunt obligatorii.
- Timpul efectiv de lucru este de 3 ore.
Subiectul I (30 de puncte)
1. Lisez le texte ci-dessous. Puis faites-en le compte rendu. (85 mots ± 10 %)
Le vingt-et-unième siècle ou le nouvel art de vivre
Au cours du vingt-et-unième siècle fut achevée la révolution qui avait commencé avec la bombe de Hiroshima. En Europe, les derniers paysans avaient depuis longtemps abandonné les campagnes pour se transformer, dans trois douzaines d’énormes villes, en ouvriers à la chaîne. Il n’y avait plus besoins de ravitailler les populations en produits naturels depuis que les usines suffisaient à nourrir tout le monde avec des pilules chimiques et des brouets de synthèse. Le travailleur syndiqué achetait cette provende tous les matins et en même temps que son paquet de tabac, synthétique aussi, aux entrées des innombrables métros et allez donc! Quelques vieilles personnes, en ville, se souvenaient encore vaguement du goût de la poire et de la pomme, mais non de la forme de ces fruits.
Les choses étaient allées très vite. Une fois les campagnes désertées par les paysans, les villages et les bourgs étaient tombés en ruine. Quant aux rivages de la mer, bétonnés d’une frontière à l’autre, hérissés de tours et aménagés en ports de plaisance, seuls les pédégés [1] et les promoteurs y avaient accès. Ils avaient durement gagné ce privilège, assorti de quelques mètres carrés de sable artificiel à marrée basse, en construisant des achélèmes [2] dans les villes partout où il était possible de récupérer du terrain en abattant des arbres. On appelait cela de l’art abstrait.
Restaient les campagnes. Là se trouvaient les nouveaux maîtres. C’étaient les citadins qui avaient le nez aussi fin que leur bourse étaient solide, et qui étaient seuls juges de leur temps pour se garder le meilleur. Ils avaient commencé par devenir propriétaires des maisons abandonnées, des moulins en ruine qu’ils avaient restaurés pour en faire des résidences secondaires; ils tinrent à orgueil de faire pousser des plantes, de cueillir, de moissonner, de manger des produits de leur travail. Ils redécouvrirent le goût du pain. Comme ils étaient des hommes d’affaires, l’idée leur vint de vendre aux gens des villes ces nourritures de choix. Mille francs la pomme.
(P.-J. Hériat, Le cheval d’orgueil)
[1] PDG: Président Directeur Général
[2] HLM: Habitation à Loyer Modéré
Faites attention:
- au sens général du texte;
- à l’organisation logique des idées;
- à la reformulation du texte (ne pas reprendre le mot du texte);
- au système d’énonciation que le texte utilise.
(20 points)
2. Indiquez deux sens différents du verbe « peindre ». Illustrez chacun de ces deux sens dans une phrase de votre choix.
(10 points)
Subiectul II (30 de puncte)
1. Mettez en français:
Toată nebunia asta cu cititul s-a legat de o profundă neînţelegere. Şi de aici o uriaşă fascinaţie. Abia învăţasem să citesc şi primele mele cărţi n-au fost cele pentru copii. Nu vorbesc de cele obligatorii, pentru şcoală, cu tot felul de băieţei răi care-şi regretau faptele spre sfârşit şi deveneau buni şi tot soiul de fetiţe model, îngrozitor de plictisitoare. [...] Îmi luam din biblioteca alor mei – destul de pestriţă – volume alandala. Citeam numai fragmente, niciodată de la început.
(Simona Popescu, Exuvii)
(20 puncte)
2. Complétez les phrases à votre gré.
Essayez de garder votre calme, quelles que ...
Au fur et à mesure que..., nous découvrirons des détails de plus en plus intéressants.
Je me retirai à la campagne dans l’hypothèse où ...
S’il fait beau et que ..., j’irai faire un tour à vélo.
Quoi que ..., tu auras du mal a la convaincre de la vérité de tes dires.
(10 points)
Subiectul III (30 de puncte)
Rédaction. (25 à 30 lignes; environ 300 mots, ± 10%)
Vous allez développer un point de vue argumenté dans un essai ayant le titre: « Les hauts et les bas de la société de consommation ».
(30 points)
Note: Sujets I.1. et III: Règle de décompte des mots: « c’est-à-dire » = 1 mot; « un bon livre » = 3 mots; « je ne l’ai plus revu depuis avant-hier » = 7 mots.
Encore!
Proba E/F: L1 bilingv
- Toate subiectele sunt obligatorii.
- Timpul efectiv de lucru este de 3 ore.
Subiectul I (30 de puncte)
1. Lisez le texte ci-dessous. Puis faites-en le compte rendu. (85 mots ± 10 %)
Le vingt-et-unième siècle ou le nouvel art de vivre
Au cours du vingt-et-unième siècle fut achevée la révolution qui avait commencé avec la bombe de Hiroshima. En Europe, les derniers paysans avaient depuis longtemps abandonné les campagnes pour se transformer, dans trois douzaines d’énormes villes, en ouvriers à la chaîne. Il n’y avait plus besoins de ravitailler les populations en produits naturels depuis que les usines suffisaient à nourrir tout le monde avec des pilules chimiques et des brouets de synthèse. Le travailleur syndiqué achetait cette provende tous les matins et en même temps que son paquet de tabac, synthétique aussi, aux entrées des innombrables métros et allez donc! Quelques vieilles personnes, en ville, se souvenaient encore vaguement du goût de la poire et de la pomme, mais non de la forme de ces fruits.
Les choses étaient allées très vite. Une fois les campagnes désertées par les paysans, les villages et les bourgs étaient tombés en ruine. Quant aux rivages de la mer, bétonnés d’une frontière à l’autre, hérissés de tours et aménagés en ports de plaisance, seuls les pédégés [1] et les promoteurs y avaient accès. Ils avaient durement gagné ce privilège, assorti de quelques mètres carrés de sable artificiel à marrée basse, en construisant des achélèmes [2] dans les villes partout où il était possible de récupérer du terrain en abattant des arbres. On appelait cela de l’art abstrait.
Restaient les campagnes. Là se trouvaient les nouveaux maîtres. C’étaient les citadins qui avaient le nez aussi fin que leur bourse étaient solide, et qui étaient seuls juges de leur temps pour se garder le meilleur. Ils avaient commencé par devenir propriétaires des maisons abandonnées, des moulins en ruine qu’ils avaient restaurés pour en faire des résidences secondaires; ils tinrent à orgueil de faire pousser des plantes, de cueillir, de moissonner, de manger des produits de leur travail. Ils redécouvrirent le goût du pain. Comme ils étaient des hommes d’affaires, l’idée leur vint de vendre aux gens des villes ces nourritures de choix. Mille francs la pomme.
(P.-J. Hériat, Le cheval d’orgueil)
[1] PDG: Président Directeur Général
[2] HLM: Habitation à Loyer Modéré
Faites attention:
- au sens général du texte;
- à l’organisation logique des idées;
- à la reformulation du texte (ne pas reprendre le mot du texte);
- au système d’énonciation que le texte utilise.
(20 points)
2. Indiquez deux sens différents du verbe « peindre ». Illustrez chacun de ces deux sens dans une phrase de votre choix.
(10 points)
Subiectul II (30 de puncte)
1. Mettez en français:
Toată nebunia asta cu cititul s-a legat de o profundă neînţelegere. Şi de aici o uriaşă fascinaţie. Abia învăţasem să citesc şi primele mele cărţi n-au fost cele pentru copii. Nu vorbesc de cele obligatorii, pentru şcoală, cu tot felul de băieţei răi care-şi regretau faptele spre sfârşit şi deveneau buni şi tot soiul de fetiţe model, îngrozitor de plictisitoare. [...] Îmi luam din biblioteca alor mei – destul de pestriţă – volume alandala. Citeam numai fragmente, niciodată de la început.
(Simona Popescu, Exuvii)
(20 puncte)
2. Complétez les phrases à votre gré.
Essayez de garder votre calme, quelles que ...
Au fur et à mesure que..., nous découvrirons des détails de plus en plus intéressants.
Je me retirai à la campagne dans l’hypothèse où ...
S’il fait beau et que ..., j’irai faire un tour à vélo.
Quoi que ..., tu auras du mal a la convaincre de la vérité de tes dires.
(10 points)
Subiectul III (30 de puncte)
Rédaction. (25 à 30 lignes; environ 300 mots, ± 10%)
Vous allez développer un point de vue argumenté dans un essai ayant le titre: « Les hauts et les bas de la société de consommation ».
(30 points)
Note: Sujets I.1. et III: Règle de décompte des mots: « c’est-à-dire » = 1 mot; « un bon livre » = 3 mots; « je ne l’ai plus revu depuis avant-hier » = 7 mots.
Encore!
vendredi, janvier 26, 2007
Charles-Joseph de Ligne, Mes écarts, (fragments)
Editions Labor, Bruxelles, 1990.
Sous-titre: « ou ma tête en liberté ».
La préface (par René Swennen)
« Il faut pour lire ce livre s’enfermer le soir chez soi, allumer sa pipe, tirer ses tentures et laisser son esprit voguer au fil du temps qui passe. A travers les réflexions indociles, hautaines ou singulières du prince de Ligne, le monde ancien, tel qu’il a péri dans la tourmente révolutionnaire et dans le siècle qui a suivi, va se reformer sous nos yeux, non par des descriptions extérieures, mais par les traits d’esprit et la psychologie d’un homme du XVIIIe siècle.
Nul ne se présente de manière plus impertinente et plus sympathique que lui: « Je ne connais pas de carrière plus heureuse que la mienne. Le remords, l’ambition, la jalousie n’en ont jamais troublé le cours. C’est-à-dire que je n’ai pas été malheureux: car de vrai bonheur je n’en ai eu que quatre jours: celui où j’ai mis la première fois mon uniforme; le soir de la première bataille où je me suis trouvé; le jour où l’on m’a dit pour la première fois qu’on m’aimait; et celui où je suis sorti après ma petite vérole. »
Il fut un spectateur autant qu’un acteur et ne se cache pas d’avoir aimé par-dessus tout les armes et les femmes. Aux unes et aux autre il a, écrit-il, sacrifié ses plaisirs, ses goûts, ses passions, son repos, sans jamais perdre le recul de l’honnête homme. « Par une suite de contradictions involontaires avec soi-même, entraîné dans ce cercle de chimères, je ne cesse pas d’être observateur; et quoique acteur de la scène qui se joue, je prends tout ce qui se passe, et ce qui se fait autour de moi, pour un coup de pied dans une fourmilière. »
Des femmes, il est beaucoup question dans ce livre. Il décrit leur caractère, leur esprit, leurs humeurs avec l’attention passionnée de l’amateur. Il les veut libres et maîtresses de leurs choix. Le prince de Ligne, qui eût sans doute détesté la société matérialiste et sans élégance où nous vivons, se fûr sur ce point réjoui de nos mœurs. Il ose exprimer l’idée que les relations prénuptiales sont préférables à la sotte habitude de livrer une nigaude à un étranger qu’elle nomme son mari et qu’il n’y a rien de blessant pour l’honneur d’un homme à épouser une femme qui a connu avant lui l’amour physique. Il aprouve qu’unc ouple restreigne le nombre de ses enfants. Il ne voit rien de blâmable à donner aux femmes une place égale à celle des hommes, il les juge meilleures que ceux-ci: « Elles sont plus aimables que nous, plus jolies, plus sensibles, plus essentielles, et valent mieux que nous... Voyez leurs règnes quand elles sont sur le trône... Voyez une douairière ou une héritière dans son château: elle y fait plus de bien que le défunt qui en était seigneur. »
Quant aux armes, il les aima à un point tel qu’il voit dans l’armée et dans les rapports entre le général et ses subordonnés le modèle de toute organisation sociale. Il se représente bien entendu le général en gentilhomme, dont la politesse est la règle et qui tire orgueil de sa bienveillance envers la troupe. Il n’imagine nullement les conséquence des réformes auxquelles il lui arrive de rêver. Il est en cela tout à fait homme des Lumières.
Mes Ecarts est ainsi parsemé d’idées utopistes qui nous font dresser les cheveux sur le crâne. La ville qu’il décrit est particulièrement antipathiques. Le Corbusier n’est pas loin, et malgré les plantations, je crais fort qu’elle ne ressemble à cette ville qu’un dictateur voulait bâtir sur les ruines de Bucarest. N’y voyons pas malice. Un philosophe du XVIIIe siècle, si cultivé et clairvoyant fût-il, ne pouvait comprendre la valeur du vieux monde, de son irrationalité, de sa fantaisie.
Si le prince de Ligne est réformateur, il garde vis-à-vis de sa raison une défiance naturelle à sa condition de grand seigneur: « Ce sont toujours les gens sensés qui font les plus grandes sottises; ceux qui n’affichent pas la raison, et qui s’en écartent même quelquefois, font souvent moins de chose à se repentir. »
Il a de la guerre la conception inhérente à sa classe. La gloire en est l’objectif. Il admire Jules César, Alexandre, le grand Condé. Il n’est pas insensible au lien étroit qui unit la guerre et l’amour et regrette les temps de chevalerie, quand les belles dames aimaient les guerriers pour leur vaillance. Avec cela, il n’a pas vu venir Napoléon, il n’a pas compris que l’héroïsme était désormais dans le peuple, et que l’aristocratie à laquelle il était attaché comme à une seconde nature avait jusqu’à l’épuisement perdu sa vertu.
Car le drame du prince est là. Toutes ses qualités de goût et d’intelligence l’ont néanmoins rendu impuissant à comprendre la Révolution. Il est devant elle comme un père et un mari qui découvrent soudain que sa femme le trompe, que son fils le vole, que sa maison sert de repaire à des brigands. Sa hauteur et sa distinction le retiennent d’en dire trop, mais on sent le déchirement et l’incrédulité. De l’Ancien Régime, il écrit qu’il n’avait que de petits torts aisés à réformer et de petits abus qui faisaient vivre bien du monde. Des révolutionnaires, il dit, sans les nommer, que ce sont des gens qui ne peuvent pas payer leur blanchisseuse, mais qui prétendent payer les dettes de leur patrie.
Et des Français, ah! des Français, que dit-il? « Si les Français cessent d’être enfants, je n’en réponds plus... S’ils ne sont plus chantants et dansants, et galants, les Français deviendront des fous furieux. Jamais peuple n’a été plus fait pour la cour. Il n’a pas été créé pour penser, mais pour obéir en s’amusant... » On sent là l’esprit de Versailles et le genre de finesse politique qui a engendré la Révolution. L’aveuglement du prince devant l’évolution du monde n’a d’égale que son intelligence des détails de la vie privée et mondaine. Abolissons la distance, plongeons dans le vif du sujet, et nous comprendrons que les révolutionnaires aient passionnément, hystériquement voulu tuer les aristocrates. Les manières mêmes de ceux-ci leur faisaient l’effet d’un révulsif. Certes, il y a des choses à changer dans la société, le prince de Ligne nous dit lesquelles. « C’est un grand malheur que la classe des domestiques ne soit pas mieux élevée... Il faudrait leur donner des maîtres de morale et de littérature, et leur faire aimer la lecture, la musique et le dessin, pour plaire à leur maîtres... » Il est également d’avis qu’il faut supprimer les universités, où l’on forme de mauvais médecins, de mauvais avocats et de mauvais prêtres. Les médecins et les avocats, tout comme les savants, lui semblent d’ailleurs inutiles. Bref, il n’a rien compris à son siècle et n’a pas senti la force de ces mots qu’il n’emploie jamais: liberté, égalité, fraternité. Son cosmopolitisme, sa magnifique indifférence aux frontières ne le privent pas de méconnaîte pareillement les peuples qu’il a visités: « Je ne connais pas une nature plus douce, sans aménité pourtant, méilleure, plus sûre et moins cruelle que l’Allemagne. » Sans doute son exploration n’avait-elle pas dépassé le parc du château. L’on comprend mieux à lire ce livre le discrédit qui a frappé l’honnête homme dès le XIXe siècle et la force de révolte et de haine qui fut à la base de la modernité.
Celle-ci est en train de passer comme le reste. Les passions d’hier retombent et nous pouvons sans parti pris considérer les hommes du passé. Peut-être sommes-nous comme eux aveugles devant les événements que nous vivons. Je crois même que ce « peut-être » est de trop, et que tout homme, devant sa propre vie comme devant le monde, ressemble à un promeneur aux yeux bandés qui frôle le précipice sans le voir. Le temps bascule. Espérons du moins qu’il nous garde du XVIIIe siècle cette forme particulière d’élégance que le prince de Ligne a illustrée avec un éclat très vif: la beauté du style français.
Quelques fragments
Sur la contemplation: « Méfiez-vous pour le raisonnement et le jugement des gens actifs: les pieds, les mains, font tort à la tête; c’est un besoin que l’activité pour ceux qui n’aiment pas à penser. Le général, le ministre que vous voyez toujours occupé est un manœuvre; l’artisan se remue, mais l’artiste fait beaucoup en ne faisant rien, ce sont les bras ou les jambes croisdsées qui agissent d’imagination. Voilà la première et la seule activité nécessaire. » (p. 19)
Sur la ville idéale: « Je voudrais qu’on s’attachât plus aux couleurs qu’on ne le fait. Elles ont, j’en suis sûr, beaucoup plus d’analogie et d’autorité sur nos sens qu’on ne se l’imagine. Je parie que les habitants d’une ville peinte en blanc et rose, en vert, en jaune, en petit-bleu, seront beaucoup plus gais que ceux d’une ville impériale de Souabe, où tout est en noir. Je voudrais qu’on bâtit ainsi une ville régulière sans monotonie, de la plus grande propreté, d’une architecture simple, et qu’elle fût percée sur des points de vue agréables, et dans une situation charmante; je voudrais que différents ruisseaux d’eau bien vive la traversassent; et qu’au lieu des vilaines places des plus belles villes connues, au lieu de petites boutiques horribles de pommes, de fromage et de haillons, il y eût le plus beau gazon, et de bouquets d’arbres qui élèvent jusqu’aux nues leur ombre hospitalière. Les rues seraient bordées de plates-bandes de fleurs qui embaumeraient l’atmosphère. Pour bâtir cette ville, dont l’idée seule me fait plaisir, il faudrait choisir un beau climat: Astracan, par exemple, ou Pultawa, ou quelque part où l’été ne fût pas trop chaud, avec très peu d’un hiver assez léger. L’habillement n’est rien moins qu’indifférent. Au lieu de tous les ligaments qui gâtent le corps, par conséquent l’esprit, en arrêtant la circulation du sang, on aurait une espèce de tunique verte, rouge, jaune, violette, gris de lin, ou de pourpre; une écharpe plus ou moins serrée, suivant ce qu’on a à faire, et de frandes culottes un peu moins amples que celles des Turcs, où l’on pourrait faire entrer la tunique, si l’on veut, la tête presque rasée, une fraise comme les enfants, et un bonnet aussi haut, mais plus léger que les turbans, qui aurait encore plus de grâce; car je veux et j’ai besoin que l’on se plaise. Les femmes seraient en lévites, avec une ceinture; les brunes eraient en bleu, les blondes en rose tendre, ou en blanc; les cheveux en tresses. Des souliers plats sans boucles, les bras tenus sans gêne; sur la tête une grande toque de mousseline qui deviendrait une espèce de chapeau ou de voile, suivant les occasions. La mort viendrait, je crois, plus tard qu’ailleurs, descendre dans cette jolie ville. Elle respecterait ce doux asile, qui rappellerait les temps de Saturne et de Rhée, et qui peut réellement très bien exister. Alors, qu’une excellente institution publique, dépouillée de tout préjugé, et nourrie de philosophie et d’amour du prochain et du plaisir, y soit établie. Que des spectables, des jeux, des fêtes générales et continuelles, des chants et des danses y entretiennent la gaieté, et des aliments salubres et simples la santé; les fruits et les laitages, par exemple, sans bannir tout à fait le jus de la vigne, qui donne du ressort à l’esprit. On n’aurait que faire de théologiens: on croirait à un Etre, puissant même dans ce monde-ci, et on le servirait dans le culte de la Souveraine, dégagé de superstition, et enrichi de quelque indulgence sur un certaint chapitre. De même, point de médicins. Tout le monde, par mon régime de corps et d’esprit, se porterait à merveille. En tout cas, on étudierait la botanique: les simples du pays suffiraient. Point d’avocats, parce que ce sont les malheurs, la pauvreté qui enfantent les crimes. S’il y en avait quelques-uns par hasard, on les arrêterait aisément. Une assemblée de vingt ou trente particuliers, jugés tour à tour de cette colonie, en chasseraient celui qui aurait fait seulement un mensonge, ou qui aurait voulu faire du tort à un autre, ou qui aurait montré un manque de caractère ou de délicatesse. On aime à punir, on n’aime point à corriger, ni à prévenir... On apprend aux hommes à être méchants, en disant toujours qu’ils le sont. Qu’on les instruise, qu’on leur ouvre les yeux, qu’on leur dise ensuite: Soyez bons; ils le seront.
Ils ne songeraient jamais à nuire, si ce n’était pour leur profit. Qu’on en prévienne les occasions, en mettant leur intérêt dans la pratique de la vertu; qu’on se serve même de leurs passions pour cela. Qu’il y ait des jeux pour former le corps, des livres de bonne morale pour former l’esprit, de bons exemples pour former le cœur; une éducation publique, où le fils du gouverneur s’instruirait avec ceux d’un laboureur, et où l’on frait des lectures des plus beaux traits d’élévation, de sensibilité, d’émulation, de bienfaisance, de générosité, de dépersonnalité, si l’on peut se servir de ce terme; des prix, des encouragements, des assauts de littérature, d’agriculture, d’histoire, des exercices de guerre, des essais dans tous les métiers utiles, des règlements faciles à entendre, à exécuter et à adapter aux mœurs qui dépendent souvent du climat: avec cela je ferais un peuple de demi-dieux. » (p. 27-29)
Sur la tyranie: « On parle toujours de tyrans. Ce n’est pas celui qui règne sur le royaume, car dans le fond, à qui celui-là fait-il du mal? à ceux qui l’approchent et que l’ambition jette entre ses griffes. Mais c’est le colonel, le père, le mari, le magistrat, le maître vis-à-vis de ses domestiques, le seigneur vis-à-vis de ses paysans; les amis même, sa maîtresse souvent, voilà les vrais tyrans. Qui est-ce qui bannira ceux-là? Y aura-t-il une Assemblée Nationale pour les détruire? La tyrannie existera toujours. » (p. 48)
Sur J.-J. Rousseau: « Il ne faut pas pour cela, à l’exemple de J.-J. Rousseau, prendre en aversion ceux qui vous rendent service, et les soupçonner de noirceur. On peut être reconnaissant, sans leur être attaché, s’ils ne méritent pas de l’attachement d’ailleurs: mais s’en faire des ennemis, leur prêter des vues, croire les découvrir par la froideur d’une invitation à souper, ou la place qu’on a à dîner, ou le peu d’attention d’un valet à donner une assiette, est le comble de la folie. Celui de la fatuité, chez J.-J. Rousseau, est d’avoir cru que vingt femmes étaient amoureuses de lui, et qu’il les aurait eues s’il avait voulu.
Le comble de son amour-propre a été de se croire toujours persécuté, de chercher à l’être plutôt qu’à être ignoré: le comble de ses malheurs a été de finir par être ignoré au milieu de Paris, sans être tourmenté les dix ou douze dernières années de sa vie.
Il faut lui pardonner: admirons-le même quelquefois; lisons-le sans le croire, et admirons sans cesse, dans ses ouvrages, le comble du génie et de l’éloquence. » (p. 52-53)
« J’ai vu souvent ces Messieurs qui travaillent pour le bien des hommes en général, ne pas assister un homme ne particulier. Ils me rappellent cet Anglais qui, après avoir passé la nuit à travailler contre la traite des nègres et leur esclavage, tirait tous les jours les oreilles au sien parce qu’il se levait un peu trop tard. » (p. 55)
Sur Montaigne: « Montaigne était tout le Portique d’Athènes à la fois, à l’orgueil près. On voit partout le bonhomme, le bon cœur, la bonne tête. Il a deviné le monde après lui. Il a vu le passé, le présent et l’avenir, sans se croire un grand sorcier. » (p. 60)
Sur la danse: « On dit quelquefois bête comme un danseur; c’est parce qu’il n’y a rien de plus bête que la danse en France. La grâce stupide et importante d’un menuet, accompagnée d’un sourire en donnant la main, avec un sot balancé, ou un ridicule pas grave, la monotonie des rigodons et le déploiement noté des bras, afin qu’il ne soit jamais naturel, sont le cachet de la sottise et de l’importance. Quelle différence des pays sauvages, ou presque sauvages, où l’on voit la vraie danse de la nature. En Allemagne, le Walzen montre au moins l’envie de sauter, de s’amuser et peut-être de s’aimer. Le quadrille français renferme une sottise un peu moins importante que celle du menuet, et jamais un peintre ne s’occupera à peindre une danse française. Celle des Anglais annonce plus de mouvement, et de l’envie de faire de l’exercice pour la santé, et n’exige pas la grâce de la convention; mais les Cosaques, les Masours même, les Russes, mènent insensiblement, par leurs mignardises, leurs espèces de pantomimes voluptueuses, leurs bras arrondis et un certain remuement d’épaules, à la danse lascive des Orientaux. J’ai vu, aux extrémités de l’Europe, des troupes de chanteurs et de danseuses égyptiennes, au service des grands seigneurs. Le désir leur sort par les yeux, et les yeux leur sortent presque de la tête. Leurs bras sont contournés. Elles déchirent leurs vêtements. Il n’y a pas de bacchanale qui ait jamais pu ressembler à ces trépignements impudiques, accompagnés de hurlements. Ces cris, les chansons les plus sales, animent tellement les femmes, qu’avec le rouge qu’elles ont sur les joues, elles ont l’air d’enragées de tempérament, si l’on peut s’exprimer ainsi.
Les danses des jeunes Grecques au service des sultans et des pachas, ont des manières plus douces: il y a plus de rondeur et plus d’art dans la manière d’exprimer les besoins de la nature, et de les faire naître dans les cœurs des possesseurs presque impuissants des beautés de la Géorgie et de la Circassie.
Tout cela rappelle les deux origines de la danse et de la musique. L’une est l’amour plus ou moins délicat; l’autre est la guerre; soit pour s’exciter au combat, soit pour se réjouir de la prise et de la brûlure peut-être de ses ennemis. » (p. 62-63)
Sur la décadance de la noblesse: « C’est faire bien d’honneur aux nobles que de s’en embarrasser. Ils tombent d’eux-mêmes, s’ils sont des gens sans valeur, et décréditent bien mieux la noblesse qu’un sot décret. Cela se voit tous les jours. Si l’on a quelque égard pour un grand nom, c’est comme on en a pour une vieille pièce de monnaie. C’est à la bataille de Tolbiac qu’on pensait, en voyant un Montmorency; à celle de Bouvines, en voyant un d’Estaing; à celle de Lutzen, en voyant un Waldstein. On dit: Voilà les enfants de ceux qui ont conservé la vie des citoyens aux dépens de la leur. En voyant certains chefs d’administrations populaires, on dit: Voilà le fils de mon marchand de draps qui m’a volé; ou de mon cordonnier, qui m’a estropié. » (p. 69)
Sur le théâtre: « Je connais vingt pièces de théâtre allemand, et autant en italien, charmantes en vérité, et pleines de nouveautés gaies et naïves. Dans ces pays-là on étudie davantage les petites nuances et les détails très comiques qu’on néglige mal à propos en France. Les originaux sont bien mieux prononcés sur ces deux théâtres; j’y ai vu représenter plus de vingt personnes de société, que je connaissais. Les bienséances arrêtent toujours les Français. Ils ont moins d’imagination que les autres pour la comédie et les romans.
Pourquoi les Français traduisent-ils? c’est la perte de l’esprit national, que d’y faire passer celui des autres nations. On n’est jamais content de ce qu’on est et de ce qu’on a. On cherche toujours à être moins, pour être plus. On devient trop raisonnable et trop merveilleux en France: un tailleur y parle finances; un cordonnier, des affaires du parlement; un perruquier, des tracasseries de la cour. » (p. 74-75)
Sur la Suisse: « De tous les pays qui sont en république, je n’en connais qu’un qui soit fait pour cela: c’est la Suisse, parce qu’on y est bon, éclairé et vertueux. C’est là seul que le climat, la religion et le gouvernement y concourent. L’un y est tempéré, l’autre est remplie de bonne morale, et le troisième est doux, et rpesque toujours entre les mais des honnêtes gens, mis en valeur par leurs propres concitoyens, qui connaissent peu ce montre des monarchies, qu’on appelle l’envie. Mais la Hollande et la Venise ne sont pas faites pour se gouverner elles-mêmes. La bêtise, la bassesse, le vil intérêt des habitants de la première; les préjugés, la plate astuce et le peu de vertus de la seconde, auraient besoin d’un souverain. Qu’est-ce que c’est qu’une république comme Gênes, où il y a des grands seigneurs, et tous les vices que cete classe de gens apportent toujours avec eux? C’est l’égalité d’humeur des bons Helvétiens; ce sont leurs lacs, dont les eaux, calmes comme leur âme, sont bordées de maisons de campagne simples comme leurs mœurs; c’est leur éducation; ce sont leurs bons ministres de l’Evangile, pour ceux qui y croient, et des principes d’une sage philosophie pour ceux qui n’y croient pas: c’est tout cela qui les rend ce qu’ils sont. Il y a trop ou trop peu de fermentation dans les esprits des provinces de France, pour qu’elles soient en république; trop de vivacité dans celles du Midi, trop d’épaisseur dans celles du Nord, et trop d’ignorance partout. L’esprit des Français a besoin d’un alambic, comme Paris. C’est là qu’il se purifie, comme l’eau de la Seine dans les fontaines de sable. » (p. 75-76)
Encore!
Editions Labor, Bruxelles, 1990.
Sous-titre: « ou ma tête en liberté ».
La préface (par René Swennen)
« Il faut pour lire ce livre s’enfermer le soir chez soi, allumer sa pipe, tirer ses tentures et laisser son esprit voguer au fil du temps qui passe. A travers les réflexions indociles, hautaines ou singulières du prince de Ligne, le monde ancien, tel qu’il a péri dans la tourmente révolutionnaire et dans le siècle qui a suivi, va se reformer sous nos yeux, non par des descriptions extérieures, mais par les traits d’esprit et la psychologie d’un homme du XVIIIe siècle.
Nul ne se présente de manière plus impertinente et plus sympathique que lui: « Je ne connais pas de carrière plus heureuse que la mienne. Le remords, l’ambition, la jalousie n’en ont jamais troublé le cours. C’est-à-dire que je n’ai pas été malheureux: car de vrai bonheur je n’en ai eu que quatre jours: celui où j’ai mis la première fois mon uniforme; le soir de la première bataille où je me suis trouvé; le jour où l’on m’a dit pour la première fois qu’on m’aimait; et celui où je suis sorti après ma petite vérole. »
Il fut un spectateur autant qu’un acteur et ne se cache pas d’avoir aimé par-dessus tout les armes et les femmes. Aux unes et aux autre il a, écrit-il, sacrifié ses plaisirs, ses goûts, ses passions, son repos, sans jamais perdre le recul de l’honnête homme. « Par une suite de contradictions involontaires avec soi-même, entraîné dans ce cercle de chimères, je ne cesse pas d’être observateur; et quoique acteur de la scène qui se joue, je prends tout ce qui se passe, et ce qui se fait autour de moi, pour un coup de pied dans une fourmilière. »
Des femmes, il est beaucoup question dans ce livre. Il décrit leur caractère, leur esprit, leurs humeurs avec l’attention passionnée de l’amateur. Il les veut libres et maîtresses de leurs choix. Le prince de Ligne, qui eût sans doute détesté la société matérialiste et sans élégance où nous vivons, se fûr sur ce point réjoui de nos mœurs. Il ose exprimer l’idée que les relations prénuptiales sont préférables à la sotte habitude de livrer une nigaude à un étranger qu’elle nomme son mari et qu’il n’y a rien de blessant pour l’honneur d’un homme à épouser une femme qui a connu avant lui l’amour physique. Il aprouve qu’unc ouple restreigne le nombre de ses enfants. Il ne voit rien de blâmable à donner aux femmes une place égale à celle des hommes, il les juge meilleures que ceux-ci: « Elles sont plus aimables que nous, plus jolies, plus sensibles, plus essentielles, et valent mieux que nous... Voyez leurs règnes quand elles sont sur le trône... Voyez une douairière ou une héritière dans son château: elle y fait plus de bien que le défunt qui en était seigneur. »
Quant aux armes, il les aima à un point tel qu’il voit dans l’armée et dans les rapports entre le général et ses subordonnés le modèle de toute organisation sociale. Il se représente bien entendu le général en gentilhomme, dont la politesse est la règle et qui tire orgueil de sa bienveillance envers la troupe. Il n’imagine nullement les conséquence des réformes auxquelles il lui arrive de rêver. Il est en cela tout à fait homme des Lumières.
Mes Ecarts est ainsi parsemé d’idées utopistes qui nous font dresser les cheveux sur le crâne. La ville qu’il décrit est particulièrement antipathiques. Le Corbusier n’est pas loin, et malgré les plantations, je crais fort qu’elle ne ressemble à cette ville qu’un dictateur voulait bâtir sur les ruines de Bucarest. N’y voyons pas malice. Un philosophe du XVIIIe siècle, si cultivé et clairvoyant fût-il, ne pouvait comprendre la valeur du vieux monde, de son irrationalité, de sa fantaisie.
Si le prince de Ligne est réformateur, il garde vis-à-vis de sa raison une défiance naturelle à sa condition de grand seigneur: « Ce sont toujours les gens sensés qui font les plus grandes sottises; ceux qui n’affichent pas la raison, et qui s’en écartent même quelquefois, font souvent moins de chose à se repentir. »
Il a de la guerre la conception inhérente à sa classe. La gloire en est l’objectif. Il admire Jules César, Alexandre, le grand Condé. Il n’est pas insensible au lien étroit qui unit la guerre et l’amour et regrette les temps de chevalerie, quand les belles dames aimaient les guerriers pour leur vaillance. Avec cela, il n’a pas vu venir Napoléon, il n’a pas compris que l’héroïsme était désormais dans le peuple, et que l’aristocratie à laquelle il était attaché comme à une seconde nature avait jusqu’à l’épuisement perdu sa vertu.
Car le drame du prince est là. Toutes ses qualités de goût et d’intelligence l’ont néanmoins rendu impuissant à comprendre la Révolution. Il est devant elle comme un père et un mari qui découvrent soudain que sa femme le trompe, que son fils le vole, que sa maison sert de repaire à des brigands. Sa hauteur et sa distinction le retiennent d’en dire trop, mais on sent le déchirement et l’incrédulité. De l’Ancien Régime, il écrit qu’il n’avait que de petits torts aisés à réformer et de petits abus qui faisaient vivre bien du monde. Des révolutionnaires, il dit, sans les nommer, que ce sont des gens qui ne peuvent pas payer leur blanchisseuse, mais qui prétendent payer les dettes de leur patrie.
Et des Français, ah! des Français, que dit-il? « Si les Français cessent d’être enfants, je n’en réponds plus... S’ils ne sont plus chantants et dansants, et galants, les Français deviendront des fous furieux. Jamais peuple n’a été plus fait pour la cour. Il n’a pas été créé pour penser, mais pour obéir en s’amusant... » On sent là l’esprit de Versailles et le genre de finesse politique qui a engendré la Révolution. L’aveuglement du prince devant l’évolution du monde n’a d’égale que son intelligence des détails de la vie privée et mondaine. Abolissons la distance, plongeons dans le vif du sujet, et nous comprendrons que les révolutionnaires aient passionnément, hystériquement voulu tuer les aristocrates. Les manières mêmes de ceux-ci leur faisaient l’effet d’un révulsif. Certes, il y a des choses à changer dans la société, le prince de Ligne nous dit lesquelles. « C’est un grand malheur que la classe des domestiques ne soit pas mieux élevée... Il faudrait leur donner des maîtres de morale et de littérature, et leur faire aimer la lecture, la musique et le dessin, pour plaire à leur maîtres... » Il est également d’avis qu’il faut supprimer les universités, où l’on forme de mauvais médecins, de mauvais avocats et de mauvais prêtres. Les médecins et les avocats, tout comme les savants, lui semblent d’ailleurs inutiles. Bref, il n’a rien compris à son siècle et n’a pas senti la force de ces mots qu’il n’emploie jamais: liberté, égalité, fraternité. Son cosmopolitisme, sa magnifique indifférence aux frontières ne le privent pas de méconnaîte pareillement les peuples qu’il a visités: « Je ne connais pas une nature plus douce, sans aménité pourtant, méilleure, plus sûre et moins cruelle que l’Allemagne. » Sans doute son exploration n’avait-elle pas dépassé le parc du château. L’on comprend mieux à lire ce livre le discrédit qui a frappé l’honnête homme dès le XIXe siècle et la force de révolte et de haine qui fut à la base de la modernité.
Celle-ci est en train de passer comme le reste. Les passions d’hier retombent et nous pouvons sans parti pris considérer les hommes du passé. Peut-être sommes-nous comme eux aveugles devant les événements que nous vivons. Je crois même que ce « peut-être » est de trop, et que tout homme, devant sa propre vie comme devant le monde, ressemble à un promeneur aux yeux bandés qui frôle le précipice sans le voir. Le temps bascule. Espérons du moins qu’il nous garde du XVIIIe siècle cette forme particulière d’élégance que le prince de Ligne a illustrée avec un éclat très vif: la beauté du style français.
Quelques fragments
Sur la contemplation: « Méfiez-vous pour le raisonnement et le jugement des gens actifs: les pieds, les mains, font tort à la tête; c’est un besoin que l’activité pour ceux qui n’aiment pas à penser. Le général, le ministre que vous voyez toujours occupé est un manœuvre; l’artisan se remue, mais l’artiste fait beaucoup en ne faisant rien, ce sont les bras ou les jambes croisdsées qui agissent d’imagination. Voilà la première et la seule activité nécessaire. » (p. 19)
Sur la ville idéale: « Je voudrais qu’on s’attachât plus aux couleurs qu’on ne le fait. Elles ont, j’en suis sûr, beaucoup plus d’analogie et d’autorité sur nos sens qu’on ne se l’imagine. Je parie que les habitants d’une ville peinte en blanc et rose, en vert, en jaune, en petit-bleu, seront beaucoup plus gais que ceux d’une ville impériale de Souabe, où tout est en noir. Je voudrais qu’on bâtit ainsi une ville régulière sans monotonie, de la plus grande propreté, d’une architecture simple, et qu’elle fût percée sur des points de vue agréables, et dans une situation charmante; je voudrais que différents ruisseaux d’eau bien vive la traversassent; et qu’au lieu des vilaines places des plus belles villes connues, au lieu de petites boutiques horribles de pommes, de fromage et de haillons, il y eût le plus beau gazon, et de bouquets d’arbres qui élèvent jusqu’aux nues leur ombre hospitalière. Les rues seraient bordées de plates-bandes de fleurs qui embaumeraient l’atmosphère. Pour bâtir cette ville, dont l’idée seule me fait plaisir, il faudrait choisir un beau climat: Astracan, par exemple, ou Pultawa, ou quelque part où l’été ne fût pas trop chaud, avec très peu d’un hiver assez léger. L’habillement n’est rien moins qu’indifférent. Au lieu de tous les ligaments qui gâtent le corps, par conséquent l’esprit, en arrêtant la circulation du sang, on aurait une espèce de tunique verte, rouge, jaune, violette, gris de lin, ou de pourpre; une écharpe plus ou moins serrée, suivant ce qu’on a à faire, et de frandes culottes un peu moins amples que celles des Turcs, où l’on pourrait faire entrer la tunique, si l’on veut, la tête presque rasée, une fraise comme les enfants, et un bonnet aussi haut, mais plus léger que les turbans, qui aurait encore plus de grâce; car je veux et j’ai besoin que l’on se plaise. Les femmes seraient en lévites, avec une ceinture; les brunes eraient en bleu, les blondes en rose tendre, ou en blanc; les cheveux en tresses. Des souliers plats sans boucles, les bras tenus sans gêne; sur la tête une grande toque de mousseline qui deviendrait une espèce de chapeau ou de voile, suivant les occasions. La mort viendrait, je crois, plus tard qu’ailleurs, descendre dans cette jolie ville. Elle respecterait ce doux asile, qui rappellerait les temps de Saturne et de Rhée, et qui peut réellement très bien exister. Alors, qu’une excellente institution publique, dépouillée de tout préjugé, et nourrie de philosophie et d’amour du prochain et du plaisir, y soit établie. Que des spectables, des jeux, des fêtes générales et continuelles, des chants et des danses y entretiennent la gaieté, et des aliments salubres et simples la santé; les fruits et les laitages, par exemple, sans bannir tout à fait le jus de la vigne, qui donne du ressort à l’esprit. On n’aurait que faire de théologiens: on croirait à un Etre, puissant même dans ce monde-ci, et on le servirait dans le culte de la Souveraine, dégagé de superstition, et enrichi de quelque indulgence sur un certaint chapitre. De même, point de médicins. Tout le monde, par mon régime de corps et d’esprit, se porterait à merveille. En tout cas, on étudierait la botanique: les simples du pays suffiraient. Point d’avocats, parce que ce sont les malheurs, la pauvreté qui enfantent les crimes. S’il y en avait quelques-uns par hasard, on les arrêterait aisément. Une assemblée de vingt ou trente particuliers, jugés tour à tour de cette colonie, en chasseraient celui qui aurait fait seulement un mensonge, ou qui aurait voulu faire du tort à un autre, ou qui aurait montré un manque de caractère ou de délicatesse. On aime à punir, on n’aime point à corriger, ni à prévenir... On apprend aux hommes à être méchants, en disant toujours qu’ils le sont. Qu’on les instruise, qu’on leur ouvre les yeux, qu’on leur dise ensuite: Soyez bons; ils le seront.
Ils ne songeraient jamais à nuire, si ce n’était pour leur profit. Qu’on en prévienne les occasions, en mettant leur intérêt dans la pratique de la vertu; qu’on se serve même de leurs passions pour cela. Qu’il y ait des jeux pour former le corps, des livres de bonne morale pour former l’esprit, de bons exemples pour former le cœur; une éducation publique, où le fils du gouverneur s’instruirait avec ceux d’un laboureur, et où l’on frait des lectures des plus beaux traits d’élévation, de sensibilité, d’émulation, de bienfaisance, de générosité, de dépersonnalité, si l’on peut se servir de ce terme; des prix, des encouragements, des assauts de littérature, d’agriculture, d’histoire, des exercices de guerre, des essais dans tous les métiers utiles, des règlements faciles à entendre, à exécuter et à adapter aux mœurs qui dépendent souvent du climat: avec cela je ferais un peuple de demi-dieux. » (p. 27-29)
Sur la tyranie: « On parle toujours de tyrans. Ce n’est pas celui qui règne sur le royaume, car dans le fond, à qui celui-là fait-il du mal? à ceux qui l’approchent et que l’ambition jette entre ses griffes. Mais c’est le colonel, le père, le mari, le magistrat, le maître vis-à-vis de ses domestiques, le seigneur vis-à-vis de ses paysans; les amis même, sa maîtresse souvent, voilà les vrais tyrans. Qui est-ce qui bannira ceux-là? Y aura-t-il une Assemblée Nationale pour les détruire? La tyrannie existera toujours. » (p. 48)
Sur J.-J. Rousseau: « Il ne faut pas pour cela, à l’exemple de J.-J. Rousseau, prendre en aversion ceux qui vous rendent service, et les soupçonner de noirceur. On peut être reconnaissant, sans leur être attaché, s’ils ne méritent pas de l’attachement d’ailleurs: mais s’en faire des ennemis, leur prêter des vues, croire les découvrir par la froideur d’une invitation à souper, ou la place qu’on a à dîner, ou le peu d’attention d’un valet à donner une assiette, est le comble de la folie. Celui de la fatuité, chez J.-J. Rousseau, est d’avoir cru que vingt femmes étaient amoureuses de lui, et qu’il les aurait eues s’il avait voulu.
Le comble de son amour-propre a été de se croire toujours persécuté, de chercher à l’être plutôt qu’à être ignoré: le comble de ses malheurs a été de finir par être ignoré au milieu de Paris, sans être tourmenté les dix ou douze dernières années de sa vie.
Il faut lui pardonner: admirons-le même quelquefois; lisons-le sans le croire, et admirons sans cesse, dans ses ouvrages, le comble du génie et de l’éloquence. » (p. 52-53)
« J’ai vu souvent ces Messieurs qui travaillent pour le bien des hommes en général, ne pas assister un homme ne particulier. Ils me rappellent cet Anglais qui, après avoir passé la nuit à travailler contre la traite des nègres et leur esclavage, tirait tous les jours les oreilles au sien parce qu’il se levait un peu trop tard. » (p. 55)
Sur Montaigne: « Montaigne était tout le Portique d’Athènes à la fois, à l’orgueil près. On voit partout le bonhomme, le bon cœur, la bonne tête. Il a deviné le monde après lui. Il a vu le passé, le présent et l’avenir, sans se croire un grand sorcier. » (p. 60)
Sur la danse: « On dit quelquefois bête comme un danseur; c’est parce qu’il n’y a rien de plus bête que la danse en France. La grâce stupide et importante d’un menuet, accompagnée d’un sourire en donnant la main, avec un sot balancé, ou un ridicule pas grave, la monotonie des rigodons et le déploiement noté des bras, afin qu’il ne soit jamais naturel, sont le cachet de la sottise et de l’importance. Quelle différence des pays sauvages, ou presque sauvages, où l’on voit la vraie danse de la nature. En Allemagne, le Walzen montre au moins l’envie de sauter, de s’amuser et peut-être de s’aimer. Le quadrille français renferme une sottise un peu moins importante que celle du menuet, et jamais un peintre ne s’occupera à peindre une danse française. Celle des Anglais annonce plus de mouvement, et de l’envie de faire de l’exercice pour la santé, et n’exige pas la grâce de la convention; mais les Cosaques, les Masours même, les Russes, mènent insensiblement, par leurs mignardises, leurs espèces de pantomimes voluptueuses, leurs bras arrondis et un certain remuement d’épaules, à la danse lascive des Orientaux. J’ai vu, aux extrémités de l’Europe, des troupes de chanteurs et de danseuses égyptiennes, au service des grands seigneurs. Le désir leur sort par les yeux, et les yeux leur sortent presque de la tête. Leurs bras sont contournés. Elles déchirent leurs vêtements. Il n’y a pas de bacchanale qui ait jamais pu ressembler à ces trépignements impudiques, accompagnés de hurlements. Ces cris, les chansons les plus sales, animent tellement les femmes, qu’avec le rouge qu’elles ont sur les joues, elles ont l’air d’enragées de tempérament, si l’on peut s’exprimer ainsi.
Les danses des jeunes Grecques au service des sultans et des pachas, ont des manières plus douces: il y a plus de rondeur et plus d’art dans la manière d’exprimer les besoins de la nature, et de les faire naître dans les cœurs des possesseurs presque impuissants des beautés de la Géorgie et de la Circassie.
Tout cela rappelle les deux origines de la danse et de la musique. L’une est l’amour plus ou moins délicat; l’autre est la guerre; soit pour s’exciter au combat, soit pour se réjouir de la prise et de la brûlure peut-être de ses ennemis. » (p. 62-63)
Sur la décadance de la noblesse: « C’est faire bien d’honneur aux nobles que de s’en embarrasser. Ils tombent d’eux-mêmes, s’ils sont des gens sans valeur, et décréditent bien mieux la noblesse qu’un sot décret. Cela se voit tous les jours. Si l’on a quelque égard pour un grand nom, c’est comme on en a pour une vieille pièce de monnaie. C’est à la bataille de Tolbiac qu’on pensait, en voyant un Montmorency; à celle de Bouvines, en voyant un d’Estaing; à celle de Lutzen, en voyant un Waldstein. On dit: Voilà les enfants de ceux qui ont conservé la vie des citoyens aux dépens de la leur. En voyant certains chefs d’administrations populaires, on dit: Voilà le fils de mon marchand de draps qui m’a volé; ou de mon cordonnier, qui m’a estropié. » (p. 69)
Sur le théâtre: « Je connais vingt pièces de théâtre allemand, et autant en italien, charmantes en vérité, et pleines de nouveautés gaies et naïves. Dans ces pays-là on étudie davantage les petites nuances et les détails très comiques qu’on néglige mal à propos en France. Les originaux sont bien mieux prononcés sur ces deux théâtres; j’y ai vu représenter plus de vingt personnes de société, que je connaissais. Les bienséances arrêtent toujours les Français. Ils ont moins d’imagination que les autres pour la comédie et les romans.
Pourquoi les Français traduisent-ils? c’est la perte de l’esprit national, que d’y faire passer celui des autres nations. On n’est jamais content de ce qu’on est et de ce qu’on a. On cherche toujours à être moins, pour être plus. On devient trop raisonnable et trop merveilleux en France: un tailleur y parle finances; un cordonnier, des affaires du parlement; un perruquier, des tracasseries de la cour. » (p. 74-75)
Sur la Suisse: « De tous les pays qui sont en république, je n’en connais qu’un qui soit fait pour cela: c’est la Suisse, parce qu’on y est bon, éclairé et vertueux. C’est là seul que le climat, la religion et le gouvernement y concourent. L’un y est tempéré, l’autre est remplie de bonne morale, et le troisième est doux, et rpesque toujours entre les mais des honnêtes gens, mis en valeur par leurs propres concitoyens, qui connaissent peu ce montre des monarchies, qu’on appelle l’envie. Mais la Hollande et la Venise ne sont pas faites pour se gouverner elles-mêmes. La bêtise, la bassesse, le vil intérêt des habitants de la première; les préjugés, la plate astuce et le peu de vertus de la seconde, auraient besoin d’un souverain. Qu’est-ce que c’est qu’une république comme Gênes, où il y a des grands seigneurs, et tous les vices que cete classe de gens apportent toujours avec eux? C’est l’égalité d’humeur des bons Helvétiens; ce sont leurs lacs, dont les eaux, calmes comme leur âme, sont bordées de maisons de campagne simples comme leurs mœurs; c’est leur éducation; ce sont leurs bons ministres de l’Evangile, pour ceux qui y croient, et des principes d’une sage philosophie pour ceux qui n’y croient pas: c’est tout cela qui les rend ce qu’ils sont. Il y a trop ou trop peu de fermentation dans les esprits des provinces de France, pour qu’elles soient en république; trop de vivacité dans celles du Midi, trop d’épaisseur dans celles du Nord, et trop d’ignorance partout. L’esprit des Français a besoin d’un alambic, comme Paris. C’est là qu’il se purifie, comme l’eau de la Seine dans les fontaines de sable. » (p. 75-76)
Encore!
Publié par:
Radu Iliescu
le
vendredi, janvier 26, 2007
|
Libellés
Charles-Joseph de Ligne,
fragments
|
0
comentarii
Gotlib, Gai-Luron ou la joie de vivre (jeux de mots)
Soi-disant traduction, avec un clin d’œil sur la nature du sujet (l’histoire d’un chien-personnage-de-BD): « Memento, homo, quia pulvis es et in pulverem revertis. » (Souviens-toi, chien, que tu es encre de Chine, et qu’en encrier tu retourneras.)
« Un bifteck de cheval que j’ai trouvé dans le filet du père Laglume. »
« Tu m’ôtes une drôle d’épine du pied qui n’arrêtait pas de me trotter dans la tête. »
« Comment vas-tuyau de poëlle? »
Encore!
Soi-disant traduction, avec un clin d’œil sur la nature du sujet (l’histoire d’un chien-personnage-de-BD): « Memento, homo, quia pulvis es et in pulverem revertis. » (Souviens-toi, chien, que tu es encre de Chine, et qu’en encrier tu retourneras.)
« Un bifteck de cheval que j’ai trouvé dans le filet du père Laglume. »
« Tu m’ôtes une drôle d’épine du pied qui n’arrêtait pas de me trotter dans la tête. »
« Comment vas-tuyau de poëlle? »
Encore!
Publié par:
Radu Iliescu
le
vendredi, janvier 26, 2007
|
Libellés
Gotlib,
jeux de mots
|
0
comentarii
samedi, janvier 06, 2007
L’extrait de film dans la classe de FLE
Type d’émission: extrait de film
Objectifs
- Compréhension orale;
- Expression orale et écrite: prise de notes, résumé, reformulation, formulation d’un jugement personnel sur l’extrait visionné.
Démarche
Visionnement d’une ou deux scènes avec prise de notes: les élèves notent tous les mots et phrases qu’ils ont compris et tout ce qu’ils ont observé. On peut distribuer une grille que les élèves doivent compléter.
Les informations sont mises en commun, notées au tableau.
Résumé oral puis écrit de l’extrait visionné. Le travail porte sur l’expression du passé (« il y avait... »), les pronoms relatifs (« une femme qui... ») et les adverbes de temps (« d’abord, puis, ensuite... »).
Hypothèses sur les relations entre les personnages et sur ce qui s’est passé. Le travail porte sur l’expression de l’hypothèse (« c’était peut-être, probablement... »).
Prévision d’une suite logique à l’extrait visionné. Le travail porte sur l’expression du futur (« ils devront sans doute... »).
Visionnement d’un second extrait du film afin de vérifier si les hypothèses et prévisions se sont vérifiées (« je pensais qu’ils étaient ainsi, mais j’avais tort... »).
Expression orale d’un jugement personnel (utilisation des verbes et des adverbes exprimant le goût, le désaccord...).
Encore!
Type d’émission: extrait de film
Objectifs
- Compréhension orale;
- Expression orale et écrite: prise de notes, résumé, reformulation, formulation d’un jugement personnel sur l’extrait visionné.
Démarche
Visionnement d’une ou deux scènes avec prise de notes: les élèves notent tous les mots et phrases qu’ils ont compris et tout ce qu’ils ont observé. On peut distribuer une grille que les élèves doivent compléter.
Les informations sont mises en commun, notées au tableau.
Résumé oral puis écrit de l’extrait visionné. Le travail porte sur l’expression du passé (« il y avait... »), les pronoms relatifs (« une femme qui... ») et les adverbes de temps (« d’abord, puis, ensuite... »).
Hypothèses sur les relations entre les personnages et sur ce qui s’est passé. Le travail porte sur l’expression de l’hypothèse (« c’était peut-être, probablement... »).
Prévision d’une suite logique à l’extrait visionné. Le travail porte sur l’expression du futur (« ils devront sans doute... »).
Visionnement d’un second extrait du film afin de vérifier si les hypothèses et prévisions se sont vérifiées (« je pensais qu’ils étaient ainsi, mais j’avais tort... »).
Expression orale d’un jugement personnel (utilisation des verbes et des adverbes exprimant le goût, le désaccord...).
Encore!
Publié par:
Radu Iliescu
le
samedi, janvier 06, 2007
|
Libellés
classe de FLE,
extrait de film
|
0
comentarii
Le reportage/documentaire dans la classe de FLE
Mode de visionnement: en temps réel.
Type d’émission: reportages / documentaires
Objectifs: créer une situation de communication authentique, faire percevoir et utiliser la langue comme un outil. L’élève doit y avoir recours s’il veut:
- comprendre ou mieux comprendre ce qu’il a vu et entendu (principe de frustration);
- savoir répondre au questionnaire qui conclut toujours la leçon (principe de contrainte).
Démarche
Dans ce type de leçon les rôles traditionnellement tenus par le prof et par les élèves sont inversés: celui qui veut s’informer et mieux comprendre pose les questions, celui qui a un savoir plus étendu et qui a compris répond. Autrement dit, le professeur est la personne ressource de la classe, c’est lui qui est interrogé, c’est à lui que les élèves font appel pour obtenir des précisions sur ce qui leur manque, des éclaircissements sur ce qu’ils n’ont pas bien compris, des compléments d’information.
D’entrée de jeu, les élèves sont informés qu’ils auront un travail à faire à la fin du cours et qu’ils ne pourront le réussir que s’ils connaissent parfaitement le contenu du document qu’ils vont découvrir.
Les élèves sont invités à prendre des notes pendant le visionnement du document et au cours des phases suivantes de la leçon, ils savent qu’ils pourront s’en servir pour répondre au questionnaire final. Après le visionnement ils disposent de quelques minutes pour relire leurs notes, les ordonner et / ou les compléter.
Viens ensuite la phase la plus importante: le professeur répond à toutes les questions correctement formulées sur le document ou le sujet traité. Ses réponses relatives au document lui-même peuvent être minimales et de nature à susciter de nouvelles questions de la part des élèves. Il n’écrit rien au tableau, n’épelle pas ... sans sollicitation expresse des élèves. C’est là le principe même de la leçon: s’ils ne s’informent pas, ils ne sauront pas et ne pourront pas réussir l’exercice qui suivra.
Le questionnaire est distribué 10 mn avant la fin de l’heure: les élèves y répondent aussitôt, individuellement, et le rendent au professeur.
L’aspect civilisationnel du reportage peut donner l’occasion de prolonger l’activité au cours suivant sur un débat.
Encore!
Mode de visionnement: en temps réel.
Type d’émission: reportages / documentaires
Objectifs: créer une situation de communication authentique, faire percevoir et utiliser la langue comme un outil. L’élève doit y avoir recours s’il veut:
- comprendre ou mieux comprendre ce qu’il a vu et entendu (principe de frustration);
- savoir répondre au questionnaire qui conclut toujours la leçon (principe de contrainte).
Démarche
Dans ce type de leçon les rôles traditionnellement tenus par le prof et par les élèves sont inversés: celui qui veut s’informer et mieux comprendre pose les questions, celui qui a un savoir plus étendu et qui a compris répond. Autrement dit, le professeur est la personne ressource de la classe, c’est lui qui est interrogé, c’est à lui que les élèves font appel pour obtenir des précisions sur ce qui leur manque, des éclaircissements sur ce qu’ils n’ont pas bien compris, des compléments d’information.
D’entrée de jeu, les élèves sont informés qu’ils auront un travail à faire à la fin du cours et qu’ils ne pourront le réussir que s’ils connaissent parfaitement le contenu du document qu’ils vont découvrir.
Les élèves sont invités à prendre des notes pendant le visionnement du document et au cours des phases suivantes de la leçon, ils savent qu’ils pourront s’en servir pour répondre au questionnaire final. Après le visionnement ils disposent de quelques minutes pour relire leurs notes, les ordonner et / ou les compléter.
Viens ensuite la phase la plus importante: le professeur répond à toutes les questions correctement formulées sur le document ou le sujet traité. Ses réponses relatives au document lui-même peuvent être minimales et de nature à susciter de nouvelles questions de la part des élèves. Il n’écrit rien au tableau, n’épelle pas ... sans sollicitation expresse des élèves. C’est là le principe même de la leçon: s’ils ne s’informent pas, ils ne sauront pas et ne pourront pas réussir l’exercice qui suivra.
Le questionnaire est distribué 10 mn avant la fin de l’heure: les élèves y répondent aussitôt, individuellement, et le rendent au professeur.
L’aspect civilisationnel du reportage peut donner l’occasion de prolonger l’activité au cours suivant sur un débat.
Encore!
Publié par:
Radu Iliescu
le
samedi, janvier 06, 2007
|
Libellés
classe de FLE,
documentaire,
reportage
|
0
comentarii
Le journal télévisé dans la classe de FLE (II)
Mode de visionnement: en temps réel
Type d’émission: extrait d’un journal télévisé
Objectifs
Compréhension globale: créer des habitudes de repérage.
Expression orale: reformuler.
Comportement des élèves:
- apprendre à ne pas s’affoler devant la difficulté du message sonore;
- communication entre élèves.
Démarche
Expliquer les enjeux de l’exercice et les objectifs.
Répartir les élèves en groupes de 3 avec une tâche d’observation pour chacun:
- no 1: notez ce que vous voyez;
- no 2: notez ce que vous entendez;
- no 3: écrivez ce que vous lisez sur l’écran.
Visionnez en temps réel trois minutes d’émission.
Deux minutes de travail silencieux individuel pour la prise de notes.
Travail par groupes. Tâche: reconstituer l’essentiel du mesage en confrontant vos notes (5 minutes).
Discussion en classe entière prise de notes du professeur au tableau, apports d’éléments linguistiques nécessaires, principalement lexicaux (10 minutes).
Observations
Ce n’est qu’une partie du cours qui peut durer, selon l’intérêt de la séquence choisie, de 10/15 minutes à 30/35 minutes (ou même toute l’heure si l’expression des élèves est particulièrement riche).
La même démarche peut s’appliquer à toutes les classes, et à d’autres types d’émissions.
Le groupe no 3 est alors chargé de prendre des notes, non pas sur ce qu’il lit, mais sur les attitudes des personnages ou sur les éléments non linguistiques de la bande son.
Encore!
Mode de visionnement: en temps réel
Type d’émission: extrait d’un journal télévisé
Objectifs
Compréhension globale: créer des habitudes de repérage.
Expression orale: reformuler.
Comportement des élèves:
- apprendre à ne pas s’affoler devant la difficulté du message sonore;
- communication entre élèves.
Démarche
Expliquer les enjeux de l’exercice et les objectifs.
Répartir les élèves en groupes de 3 avec une tâche d’observation pour chacun:
- no 1: notez ce que vous voyez;
- no 2: notez ce que vous entendez;
- no 3: écrivez ce que vous lisez sur l’écran.
Visionnez en temps réel trois minutes d’émission.
Deux minutes de travail silencieux individuel pour la prise de notes.
Travail par groupes. Tâche: reconstituer l’essentiel du mesage en confrontant vos notes (5 minutes).
Discussion en classe entière prise de notes du professeur au tableau, apports d’éléments linguistiques nécessaires, principalement lexicaux (10 minutes).
Observations
Ce n’est qu’une partie du cours qui peut durer, selon l’intérêt de la séquence choisie, de 10/15 minutes à 30/35 minutes (ou même toute l’heure si l’expression des élèves est particulièrement riche).
La même démarche peut s’appliquer à toutes les classes, et à d’autres types d’émissions.
Le groupe no 3 est alors chargé de prendre des notes, non pas sur ce qu’il lit, mais sur les attitudes des personnages ou sur les éléments non linguistiques de la bande son.
Encore!
Publié par:
Radu Iliescu
le
samedi, janvier 06, 2007
|
Libellés
classe de FLE,
journal télévisé
|
0
comentarii
Le journal télévisé dans la classe de FLE (I)
Mode de visionnement: plusieurs visionnements
Type d’émission: extrait d’un journal télévisé
Objectifs
Entraînement à:
- la technique de description d’images;
- la compréhension auditive;
- l’expression orale;
- l’expression orale dialoguée (prise de position personnelle / intervention dans un débat).
Démarche
Le document sera visionné d’abord sans son, puis sans images, et enfin avec son et images.
On passe tout d’abord le reportage sans le son pour évaluer ce qui a été vu: « il s’agit d’un incendie / cela se passe dans une forêt / les pompiers sont sur place ... » Les élèves doivent émettre des suggestions: « je suppose que / je crois plutôt que ... »
Puis on passe le son sans images. Les élèves disent ce qu’ils ont compris auditivement et le puzzle commence à se mettre en place.
Enfin, on visionne le reportage intégral et l’on distribue une grille qu’ils doivent compléter. La grille doit contenir 4 colonnes: Evénement / Où / Quand / Comment
Un débat peut alors s’engager.
Observations
Les élèves peuvent répertorier le vocabulaire inconnu. On leur demande de préparer la simulation du reportage pour le cours suivant.
Encore!
Mode de visionnement: plusieurs visionnements
Type d’émission: extrait d’un journal télévisé
Objectifs
Entraînement à:
- la technique de description d’images;
- la compréhension auditive;
- l’expression orale;
- l’expression orale dialoguée (prise de position personnelle / intervention dans un débat).
Démarche
Le document sera visionné d’abord sans son, puis sans images, et enfin avec son et images.
On passe tout d’abord le reportage sans le son pour évaluer ce qui a été vu: « il s’agit d’un incendie / cela se passe dans une forêt / les pompiers sont sur place ... » Les élèves doivent émettre des suggestions: « je suppose que / je crois plutôt que ... »
Puis on passe le son sans images. Les élèves disent ce qu’ils ont compris auditivement et le puzzle commence à se mettre en place.
Enfin, on visionne le reportage intégral et l’on distribue une grille qu’ils doivent compléter. La grille doit contenir 4 colonnes: Evénement / Où / Quand / Comment
Un débat peut alors s’engager.
Observations
Les élèves peuvent répertorier le vocabulaire inconnu. On leur demande de préparer la simulation du reportage pour le cours suivant.
Encore!
Publié par:
Radu Iliescu
le
samedi, janvier 06, 2007
|
Libellés
classe de FLE,
journal télévisé
|
0
comentarii
vendredi, janvier 05, 2007
Noms dérivés de verbes (I)
1. Remplacez les verbes en italique par des noms de la même famille:
a) Josée reste dans l’attendre des coups de téléphone de ses amis. Les aller et venir des gens emplissaient les rues. Marc avait eu l’idée d’une traverser de la Manche. On avait changé d’heure et l’on sentait l’approcher de l’hiver. Pendant la guerre, l’appartement avait servi de lieu de recevoir pour les recrues.
b) L’arrêter d’Edgar et sa comparaître devant un tribunal étaient imminents. Cette banque avait longtemps joué un rôle en vue dans les emprunter étrangers. Les journaux ne cessaient de décrire les partir et les arriver des passagers notables. Depuis le début de l’entretenir, je remarquai que Daniel était distrait.
c) On l’avait jugé à tort, pour espionner. Je n’ai pas demandé d’informations sur la provenir de ces toiles. Les épreuves de la revue arrivèrent sur le bureau du rédacteur dix jours avant la paraître. L’immiscer dans ce groupe fermé demanderait beaucoup de diplomatie, Simon le savait. A l’est, on apercevait de blanches étendre de sable.
d) La paix fut lente à venir après la cesser des hostilités. On entendit le rouler d’une voiture sur les graviers de l’allée. A la ferme, j’appris bien des choses sur l’élever et la tondre. Ils ont fait plusieurs monter et descendre le jour de leur arriver à la montagne. La chaleur dura longtemps encore après la tomber du jour.
e) Cette revue contribue à la connaître de l’histoire, à la comprendre des relations internationales. Par une fendre du rideau, l’acteur examinait le public de la salle. Je suivit des yeux l’alligner des boutiques, posées à égale distance l’une de l’autre. Ces étranges montagnes de la frontière, rongées par les intempéries, ressemblent à des entasser de pierres.
f) Ils examinèrent les séquences filmées avant l’éteindre des projecteurs. Martine ne fait pas étaler de sa vie privée. Il y eut une voix au loin, qui ne lui sembla pas différente du bourdonner des insectes autour des fleurs. Cécile s’occupe minutieusement de l’entretenir de son appartement.
g) Il informa les siens de la prolongation de sa détenir préventive. Il allait rarement à la piscine, il avait toujours craint l’idée de la noyer. Il venait de négocier le financer d’un nouveau film. Leur prochain film devait être prêt pour le tourner d’ici à trois semaines. La rivière devenait turbulente lors de la fondre des neiges.
h) Il fit un signe d’acquiescer et s’élève se retirant. La police devait enquêter sur une affaire de détourner de fonds. Elle aligna sur l’égoutter les assiettes propres. La constater qu’elle venait de faire dérouta Catherine. A droite de sa boutique s’ouvrait une porte à heurter.
i) Dans cette région, le tisser du coton était fait à la main. Elle entendait, de bonne heure, le caqueter des poules sous la fenêtre. Nous lui téléphonâmes pour lui faire part de notre arriver. Les visiteurs frottaient leurs semelles sur le gratter installé à l’extérieur. La salle immense, ronde et haute, n’était qu’un poudroyer de lumière.
j) Le soleil brillait de nouveau et on n’entendait plus la plaindre du vent. Ayant aperçue son amie qui courait, la fillette se lança à poursuivre. Marc partage toujours les soucier de son ami. La police avait lancé un mandat d’arrêter contre ce dangereux malfaiteur. L’émission des partisans ne pouvait être captée par les postes d’écouter des écoutants.
k) Des sommes importantes avaient été prévues pour l’entretenir de ce palais, classé monument historique. Au retourner, il dut lutter contre le vent glacial qui lui fouettait le visage. Elle se leva soudain, sans prendre appuyer sur le sol. Jeanne écoutait, attendrie, le babiller de son enfant.
l) Il y a, dans le porter de tête de ta sœur, quelque chose qui lui donne un air de distinction. Un accident à la jambe lui avait rendu la marcher difficile. Elle sentit que les attacher les plus tendre s’étaient rompues, à la suite de la conduite de son amie.
m) Le renvoyer de ce journaliste a été décidé par la rédaction du journal, à une forte majorité. La vieille dame aimait nos vingt ans, ou nos approcher de vingt ans. Cet individu a été incarcéré pour vol et receler de bijoux. On avait réservé un accueillir respectueux aux hauts dignitaires de l’église. Le savant employer des instruments donne à l’idée musicale un coloris différent. Le tribunal avait disposé le retirer du diplôme d’études de cette personne suspecte. Elle fut ravie de lire cette annoncer dans le journal.
n) Les deux parties avaient respecté les accorder. Le débat fut à la hauteur du rapporter. Des nuages s’amoncelaient à l’approcher du crépuscule. Après le défiler militaire, ce fut le défiler civil. L’éducation sévère qu’elle avait reçue n’avait fait qu’ajouter à sa retenir native. L’édifice était construit en pierre de tailler grise.
2. Même exercice, afin de reconstituer les citations suivantes:
a) Une charette et trois paires de bœufs de haler lui avait coûté quinze ans de champs de coton. (A maillet)
Le matin, à 5 h., on est éveillé par un fouiller de cris, de sifflets, de trilles. (Pourrat)
On entendait alors le cliqueter métalique de l’infanterie qui sortait des boyaux. (Pourtalès)
Il songea qu’il avait un rapport mystérieux entre l’imperceptible mollir des angles, l’affaisser des capitons, la décolorer des tentures et sa propre fatigue. (Troyat)
b) En entendant une sorte de gratter discret à la porte, Olivier bondit de son lit. (Gide)
Cet air lourd qui sautait comme un chat à travers l’exhaler lourde des tuiles pétrissait les couleurs de la nuit en une sorte de goudron mordoré. (Giono)
Organisés en bandes rivales, les gamins s’occupaient à la cueillir des pissenlits. (Troyat)
La pluie ruisselait sur cette vaste étendue, aux bosseler haillonneux et grisâtres. (Troyat)
c) Du matin au soir retentissaient les piailler des gosses, les criailler des mères, que traversaient de temps à autre le battre sec du marteau. (Guilloux)
Les passer de l’ouragan, comme dans une chevelure fragile, ouvraient de rapides et fugitives trancher dans la masse des arbres gris. (Gracq)
Elle reconnaisait cette brûler de la gorge, ces battre fébriles de son cœur. (Beauvoir)
Cette volonté impérieuse de l’œuvre proliférante s’aggrave d’un phénomène commun aux accumuler et aux diminuer de tout ordre. (Tournier)
d) Ses dons me faisaient soupçonner un raidir de l’esprit. (M. del Castillo)
On entend le marteler irrégulier des sabots. (Sagan)
Le siège crevé laissait s’effilocher son rembourrer. (Pinget)
Dans la lumière crépusculaire d’hiver, leurs uniformes bleus semblaient irréels, pareils à des parer d’oiseaux. (Le Clézio)
Je me laisse imprégner par cette lumière dorée, ces roucouler, ces pépier, ces tinter des clochettes sur la tête des ânons. (Sarraute)
e) En approchant des maisons, Angelo commença à entendre un concert très épais de braire d’ânes, de hennir de chevaux et de bêler de moutons. (Giono)
Autour de lui, ce n’était que respiration engorgées, remuer de membres lourds, tinter de fer, craquer de paille. (Troyat)
Les lames des persiennes laissaient filtrer un poudroyer de soleil sur des fauteuils recouverts de housses. (Troyat)
Les vêpres à peine terminées, un assombrir brutal saisit la valée. (J. Peyré)
f) Il répondait à ses allusions par des moqueries qui ne lui apportaient aucun apaiser. (Pourtalès).
Devant elle, devant cet ensoleiller triste, deux femmes montent lentement. (Pourrat)
J’ai vu le parc éployé, montant vers les hauteurs, de tous ses emmêler de prairies et de massifs de feuillage vernis. (Pourrat)
Aussi, en prévision de ralentir du soir, la halte fut-elle réduite au minimum. (Peyré)
Je ne puis me défendre d’un obscur regret devant émietter continu du vieux domaine. (Pesquidoux)
Ces déployer de références mondaines le laissaient bien froid. (La Varende)
3. Transformez les phrases ci-dessous selon le modèle suivant:
Modèle: Le gouvernement est intervenu, mais il n’a pas réussi à endiguer l’inflation.
L’intervention du gouvernement n’a pas réussi.
a) On a projeté un film policier, mais il n’a pas suscité l’intérêt des amateurs. La voiture a dérapé sans faire de victimes. Vous persévérez en vain, je ne changerai pas d’avis. Les marchands étalaient leurs marchandises et attiraient bien des clients. Les loups hurlaient dans la montagne et effrayaient les touristes.
b) On a construit de nouveaux logements qui n’ont cependant pas suffi à satisfaire tous les solliciteurs. On a baptisé l’enfant dans une grande église, ce qui a attiré beaucoup d’amis de la famille. Le train a déraillé, ce qui a provoqué des victimes. Il n’a pas réussi à dépanner sa voiture. Le chercheur demeura penché au-dessus d’un microscope qui grossissait faiblement.
4. Quel noms distinguez-vous dans les verbes en italique?
Nous eûmes toutes les peines du monde à faire agenouiller nos chameaux. (P. Benoit)
Les émouvantes odeurs orientales embaumaient l’ombre. (P. Benoit)
Je me rappelle le garçon culotté de velours verts, qui parfois dans le métro m’émpoignait par les cheveux. (H. Bazin)
Je m’essouffle et il va bien falloir ralentir. (H. Bazin)
Qui d’autre s’apitoierait sur mon sort? (M.-Th. Humbert)
Je me glace, je m’époumone sans un son, en vain. (M.-Th. Humbert)
J’ai engrangé beaucoup de joies pour les jours arides. (M. Gurgand)
5. Remplacez les verbes en italiques par les noms de la même famille:
a) Christine parle à ses amies de son enfance à la campagne, de la cueillir des pomme, des vendanges. Les petites-filles entouraient leur grand-père de prévenir. Il ouvrit d’une pousser la porte et disparut. Jacques doit effectuer des remplacer dans une école. Ils refusaient de s’aventurer dans les parages après la tomber de la nuit.
b) Il resta après la fermer des bureaux, car il avait à faire. Lucien frotte ses pieds sur les lames du décrotter. Mon oncle était devenu sceptique avec le passer des années. Les pourparlers pour la vendre de la villa n’avaient pas abouti. Cette semaine-là, elle n’avait eu que des convenir, elle en avait assez.
Solutions
1.
a) l’attente
les allées / les venues
traversée
l’approche
réception
b) l’arrestation
sa comparution
les emprunts
les départs; les arrivées
l’entretien
c) espionnage
provenance
parution
immixtion
étendues
d) cessation
roulement
élevage
tente
montées
descentes
arrivée
tombée
e) connaissance
compréhension
fente
alignement
entassements
f) extinction
étalage
bourdonnement
entretien
g) détention
noyade
financement
tournage
fente
h) acquiescement
détournement
égouttoir
constatation
heurtoir
i) tissage
coquètement
arrivée
grattoir
poudroiement
j) plainte
poursuite
soucis
arrêt
écoute
k) entretien
retour
appui
babil (babillage)
l) port
marche
attaches
m) renvoi
approches
recel
accueil
emploi
retrait
annonce
n) accords
rapport
défilé
retenue
taille
2.
a) halage
fouillis
cliquetis
mollissement
affaissement
décoloration
b) grattement
exhalation
cueillette
bosselleusements
c) piailleries
criailleries
battement
passées
tranchées
brûlure
accumulations
diminutions
d) raidissement
martèlement
rembourrage
parures
roucoulements
pépiements
tintements
e) braiements
hennissements
bêlements
remuements
tintements
craquements
poudroiement
assombrissements
f) apaisement
ensoleillement
emmélèments
ralentissements
émiettement
déploiements
3.
a) La projection d’un film policier n’a pas suscité l’intérêt des amateurs.
Le dérapage de la voiture n’a pas fait de victime.
Votre persévérance est vaine, je ne changerai pas d’avis.
Par l’étalage de leurs marchandises, les marchanfs attiraient bien des clients.
Le hurlement des loups dans la montagne effrayait les touristes.
b) La construction de nouveaux logements n’a pas suffi à satisfaire tous les solliciteurs. Le baptême de l’enfant dans une église a attiré beaucoup d’amis de la famille.
Le déraillement du train a provoqué des victimes.
Il n’a pas réussi le dépanage de sa voiture.
Le chercheur demeure penché au-dessus d’un microscope à faible grossissements.
4.
genou
baume
poing
souffle
pitié
poumon
grange
5.
a) cuillette
prévenances
poussée
remplacements
tombée
b) fermeture
décrottoir
passage
vente
déconvenues
Encore!
1. Remplacez les verbes en italique par des noms de la même famille:
a) Josée reste dans l’attendre des coups de téléphone de ses amis. Les aller et venir des gens emplissaient les rues. Marc avait eu l’idée d’une traverser de la Manche. On avait changé d’heure et l’on sentait l’approcher de l’hiver. Pendant la guerre, l’appartement avait servi de lieu de recevoir pour les recrues.
b) L’arrêter d’Edgar et sa comparaître devant un tribunal étaient imminents. Cette banque avait longtemps joué un rôle en vue dans les emprunter étrangers. Les journaux ne cessaient de décrire les partir et les arriver des passagers notables. Depuis le début de l’entretenir, je remarquai que Daniel était distrait.
c) On l’avait jugé à tort, pour espionner. Je n’ai pas demandé d’informations sur la provenir de ces toiles. Les épreuves de la revue arrivèrent sur le bureau du rédacteur dix jours avant la paraître. L’immiscer dans ce groupe fermé demanderait beaucoup de diplomatie, Simon le savait. A l’est, on apercevait de blanches étendre de sable.
d) La paix fut lente à venir après la cesser des hostilités. On entendit le rouler d’une voiture sur les graviers de l’allée. A la ferme, j’appris bien des choses sur l’élever et la tondre. Ils ont fait plusieurs monter et descendre le jour de leur arriver à la montagne. La chaleur dura longtemps encore après la tomber du jour.
e) Cette revue contribue à la connaître de l’histoire, à la comprendre des relations internationales. Par une fendre du rideau, l’acteur examinait le public de la salle. Je suivit des yeux l’alligner des boutiques, posées à égale distance l’une de l’autre. Ces étranges montagnes de la frontière, rongées par les intempéries, ressemblent à des entasser de pierres.
f) Ils examinèrent les séquences filmées avant l’éteindre des projecteurs. Martine ne fait pas étaler de sa vie privée. Il y eut une voix au loin, qui ne lui sembla pas différente du bourdonner des insectes autour des fleurs. Cécile s’occupe minutieusement de l’entretenir de son appartement.
g) Il informa les siens de la prolongation de sa détenir préventive. Il allait rarement à la piscine, il avait toujours craint l’idée de la noyer. Il venait de négocier le financer d’un nouveau film. Leur prochain film devait être prêt pour le tourner d’ici à trois semaines. La rivière devenait turbulente lors de la fondre des neiges.
h) Il fit un signe d’acquiescer et s’élève se retirant. La police devait enquêter sur une affaire de détourner de fonds. Elle aligna sur l’égoutter les assiettes propres. La constater qu’elle venait de faire dérouta Catherine. A droite de sa boutique s’ouvrait une porte à heurter.
i) Dans cette région, le tisser du coton était fait à la main. Elle entendait, de bonne heure, le caqueter des poules sous la fenêtre. Nous lui téléphonâmes pour lui faire part de notre arriver. Les visiteurs frottaient leurs semelles sur le gratter installé à l’extérieur. La salle immense, ronde et haute, n’était qu’un poudroyer de lumière.
j) Le soleil brillait de nouveau et on n’entendait plus la plaindre du vent. Ayant aperçue son amie qui courait, la fillette se lança à poursuivre. Marc partage toujours les soucier de son ami. La police avait lancé un mandat d’arrêter contre ce dangereux malfaiteur. L’émission des partisans ne pouvait être captée par les postes d’écouter des écoutants.
k) Des sommes importantes avaient été prévues pour l’entretenir de ce palais, classé monument historique. Au retourner, il dut lutter contre le vent glacial qui lui fouettait le visage. Elle se leva soudain, sans prendre appuyer sur le sol. Jeanne écoutait, attendrie, le babiller de son enfant.
l) Il y a, dans le porter de tête de ta sœur, quelque chose qui lui donne un air de distinction. Un accident à la jambe lui avait rendu la marcher difficile. Elle sentit que les attacher les plus tendre s’étaient rompues, à la suite de la conduite de son amie.
m) Le renvoyer de ce journaliste a été décidé par la rédaction du journal, à une forte majorité. La vieille dame aimait nos vingt ans, ou nos approcher de vingt ans. Cet individu a été incarcéré pour vol et receler de bijoux. On avait réservé un accueillir respectueux aux hauts dignitaires de l’église. Le savant employer des instruments donne à l’idée musicale un coloris différent. Le tribunal avait disposé le retirer du diplôme d’études de cette personne suspecte. Elle fut ravie de lire cette annoncer dans le journal.
n) Les deux parties avaient respecté les accorder. Le débat fut à la hauteur du rapporter. Des nuages s’amoncelaient à l’approcher du crépuscule. Après le défiler militaire, ce fut le défiler civil. L’éducation sévère qu’elle avait reçue n’avait fait qu’ajouter à sa retenir native. L’édifice était construit en pierre de tailler grise.
2. Même exercice, afin de reconstituer les citations suivantes:
a) Une charette et trois paires de bœufs de haler lui avait coûté quinze ans de champs de coton. (A maillet)
Le matin, à 5 h., on est éveillé par un fouiller de cris, de sifflets, de trilles. (Pourrat)
On entendait alors le cliqueter métalique de l’infanterie qui sortait des boyaux. (Pourtalès)
Il songea qu’il avait un rapport mystérieux entre l’imperceptible mollir des angles, l’affaisser des capitons, la décolorer des tentures et sa propre fatigue. (Troyat)
b) En entendant une sorte de gratter discret à la porte, Olivier bondit de son lit. (Gide)
Cet air lourd qui sautait comme un chat à travers l’exhaler lourde des tuiles pétrissait les couleurs de la nuit en une sorte de goudron mordoré. (Giono)
Organisés en bandes rivales, les gamins s’occupaient à la cueillir des pissenlits. (Troyat)
La pluie ruisselait sur cette vaste étendue, aux bosseler haillonneux et grisâtres. (Troyat)
c) Du matin au soir retentissaient les piailler des gosses, les criailler des mères, que traversaient de temps à autre le battre sec du marteau. (Guilloux)
Les passer de l’ouragan, comme dans une chevelure fragile, ouvraient de rapides et fugitives trancher dans la masse des arbres gris. (Gracq)
Elle reconnaisait cette brûler de la gorge, ces battre fébriles de son cœur. (Beauvoir)
Cette volonté impérieuse de l’œuvre proliférante s’aggrave d’un phénomène commun aux accumuler et aux diminuer de tout ordre. (Tournier)
d) Ses dons me faisaient soupçonner un raidir de l’esprit. (M. del Castillo)
On entend le marteler irrégulier des sabots. (Sagan)
Le siège crevé laissait s’effilocher son rembourrer. (Pinget)
Dans la lumière crépusculaire d’hiver, leurs uniformes bleus semblaient irréels, pareils à des parer d’oiseaux. (Le Clézio)
Je me laisse imprégner par cette lumière dorée, ces roucouler, ces pépier, ces tinter des clochettes sur la tête des ânons. (Sarraute)
e) En approchant des maisons, Angelo commença à entendre un concert très épais de braire d’ânes, de hennir de chevaux et de bêler de moutons. (Giono)
Autour de lui, ce n’était que respiration engorgées, remuer de membres lourds, tinter de fer, craquer de paille. (Troyat)
Les lames des persiennes laissaient filtrer un poudroyer de soleil sur des fauteuils recouverts de housses. (Troyat)
Les vêpres à peine terminées, un assombrir brutal saisit la valée. (J. Peyré)
f) Il répondait à ses allusions par des moqueries qui ne lui apportaient aucun apaiser. (Pourtalès).
Devant elle, devant cet ensoleiller triste, deux femmes montent lentement. (Pourrat)
J’ai vu le parc éployé, montant vers les hauteurs, de tous ses emmêler de prairies et de massifs de feuillage vernis. (Pourrat)
Aussi, en prévision de ralentir du soir, la halte fut-elle réduite au minimum. (Peyré)
Je ne puis me défendre d’un obscur regret devant émietter continu du vieux domaine. (Pesquidoux)
Ces déployer de références mondaines le laissaient bien froid. (La Varende)
3. Transformez les phrases ci-dessous selon le modèle suivant:
Modèle: Le gouvernement est intervenu, mais il n’a pas réussi à endiguer l’inflation.
L’intervention du gouvernement n’a pas réussi.
a) On a projeté un film policier, mais il n’a pas suscité l’intérêt des amateurs. La voiture a dérapé sans faire de victimes. Vous persévérez en vain, je ne changerai pas d’avis. Les marchands étalaient leurs marchandises et attiraient bien des clients. Les loups hurlaient dans la montagne et effrayaient les touristes.
b) On a construit de nouveaux logements qui n’ont cependant pas suffi à satisfaire tous les solliciteurs. On a baptisé l’enfant dans une grande église, ce qui a attiré beaucoup d’amis de la famille. Le train a déraillé, ce qui a provoqué des victimes. Il n’a pas réussi à dépanner sa voiture. Le chercheur demeura penché au-dessus d’un microscope qui grossissait faiblement.
4. Quel noms distinguez-vous dans les verbes en italique?
Nous eûmes toutes les peines du monde à faire agenouiller nos chameaux. (P. Benoit)
Les émouvantes odeurs orientales embaumaient l’ombre. (P. Benoit)
Je me rappelle le garçon culotté de velours verts, qui parfois dans le métro m’émpoignait par les cheveux. (H. Bazin)
Je m’essouffle et il va bien falloir ralentir. (H. Bazin)
Qui d’autre s’apitoierait sur mon sort? (M.-Th. Humbert)
Je me glace, je m’époumone sans un son, en vain. (M.-Th. Humbert)
J’ai engrangé beaucoup de joies pour les jours arides. (M. Gurgand)
5. Remplacez les verbes en italiques par les noms de la même famille:
a) Christine parle à ses amies de son enfance à la campagne, de la cueillir des pomme, des vendanges. Les petites-filles entouraient leur grand-père de prévenir. Il ouvrit d’une pousser la porte et disparut. Jacques doit effectuer des remplacer dans une école. Ils refusaient de s’aventurer dans les parages après la tomber de la nuit.
b) Il resta après la fermer des bureaux, car il avait à faire. Lucien frotte ses pieds sur les lames du décrotter. Mon oncle était devenu sceptique avec le passer des années. Les pourparlers pour la vendre de la villa n’avaient pas abouti. Cette semaine-là, elle n’avait eu que des convenir, elle en avait assez.
Solutions
1.
a) l’attente
les allées / les venues
traversée
l’approche
réception
b) l’arrestation
sa comparution
les emprunts
les départs; les arrivées
l’entretien
c) espionnage
provenance
parution
immixtion
étendues
d) cessation
roulement
élevage
tente
montées
descentes
arrivée
tombée
e) connaissance
compréhension
fente
alignement
entassements
f) extinction
étalage
bourdonnement
entretien
g) détention
noyade
financement
tournage
fente
h) acquiescement
détournement
égouttoir
constatation
heurtoir
i) tissage
coquètement
arrivée
grattoir
poudroiement
j) plainte
poursuite
soucis
arrêt
écoute
k) entretien
retour
appui
babil (babillage)
l) port
marche
attaches
m) renvoi
approches
recel
accueil
emploi
retrait
annonce
n) accords
rapport
défilé
retenue
taille
2.
a) halage
fouillis
cliquetis
mollissement
affaissement
décoloration
b) grattement
exhalation
cueillette
bosselleusements
c) piailleries
criailleries
battement
passées
tranchées
brûlure
accumulations
diminutions
d) raidissement
martèlement
rembourrage
parures
roucoulements
pépiements
tintements
e) braiements
hennissements
bêlements
remuements
tintements
craquements
poudroiement
assombrissements
f) apaisement
ensoleillement
emmélèments
ralentissements
émiettement
déploiements
3.
a) La projection d’un film policier n’a pas suscité l’intérêt des amateurs.
Le dérapage de la voiture n’a pas fait de victime.
Votre persévérance est vaine, je ne changerai pas d’avis.
Par l’étalage de leurs marchandises, les marchanfs attiraient bien des clients.
Le hurlement des loups dans la montagne effrayait les touristes.
b) La construction de nouveaux logements n’a pas suffi à satisfaire tous les solliciteurs. Le baptême de l’enfant dans une église a attiré beaucoup d’amis de la famille.
Le déraillement du train a provoqué des victimes.
Il n’a pas réussi le dépanage de sa voiture.
Le chercheur demeure penché au-dessus d’un microscope à faible grossissements.
4.
genou
baume
poing
souffle
pitié
poumon
grange
5.
a) cuillette
prévenances
poussée
remplacements
tombée
b) fermeture
décrottoir
passage
vente
déconvenues
Encore!
Publié par:
Radu Iliescu
le
vendredi, janvier 05, 2007
|
Libellés
exercices de grammaire,
noms dérivés de verbes
|
0
comentarii
Inscription à :
Articles (Atom)