dimanche, décembre 03, 2006

Les activités en classe

Encore!

Les quiz

Encore!

Communiquer avec des documents authentiques


Pourquoi utiliser une chanson?

Utiliser une chanson, c’est susciter l’intérêt que les jeunes ont généralement pour la musique, développer leur capacité d’écoute et d’attention, et leur permettre d’appréhender un aspect de la culture française traditionnelle ou contemporaine. Les élèves non-français connaisent peu et mal la chanson française. Pour le premier cours en chanson, l’assistant peut faire écouter le début de trois ou quatre œuvres et faire voter la classe. En donnant ainsi le choix, il évitera le rejet ou la réticence qui pourrait se manifester d’emblée de la part de quelques élèves.

Que faire avec une chanson?

On doit distinguer plusieurs phases dans le déroulement des activités. L’assistant peut aussi retarder le moment où il distribue la transcription des paroles de la chanson.

Avant l’écoute / Pour préparer l’écoute, on peut:

- faire un remue-méninges sur le thème ou le titre de la chanson;
- faire décrire des photographies ou des dessins qui ont un rapport avec le thème de la chanson;
- faire étudier un article de presse ou un extrait de roman qui a un rapport avec le thème de la chanson;
- donner une phrase ou poser une question qui engage une discussion sur le thème de la chanson en permettant aux élèves d’exprimer leur opinion, leurs sentiments et leur expérience;
- donner le début du premier couplet et demander de faire des hypothèses sur la suite.
etc.

Pendant l’écoute / Pour orienter l’écoute, on demande de/d’:

- identifier la (les) voix, les instruments, le rythme et les caractériser (on peut distribuer une liste de mots à cocher pour chacun de ces éléments);
- relever les mots entendus;
- repérer le refrain (s’il y a lieu);
- reconnaître des éléments: mots clés, le nombre de fois où telle expression apparaît dans le texte, les noms propres, etc.;
- associer des mots;
- relever des mots ayant trait à un sentiment: tristesse, révolte, joie…
- trouver les mots manquants (les trous ne doivent pas être trop fréquents). On peut aider les élèves en leur donnant les mots manquants en désordre;
- compléter un couplet inachevé (on arrête la chanson, chacun fait des hypothèses pour la suite, puis vérification);
etc.

Après l’écoute:

On peut poser les questions de compréhension traditionnelle: qui? où? quand? comment? pourquoi?
On peut aussi demander de:
- rattacher le contenu à son expérience personnelle;
- donner son point de vue, ses impressions, ses sentiments;
- proposer un titre à la chanson s’il n’a pas été donné précédemment;
- reconstituer l’ordre des couplets;
- créer un court poème à partir des mots clés de la chanson;
- discuter sur le thème de la chanson;
- retrouver une chanson en langue maternelle sur le même thème et les comparer;
etc.
Encore!

samedi, décembre 02, 2006

Jean Ferrat - Nuit et brouillard



Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers,
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés,
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants,
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent.
Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres:
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés.
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre,
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps,
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir.
Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel,
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou,
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel,
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux.

Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage;
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux?
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenus si bleues.
Les Allemands guettaient du haut des miradors,
La lune se taisait comme vous vous taisiez,
En regardant au loin, en regardant dehors,
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers.

On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours,
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour,
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire,
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare.
Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été,
Je twisterais les mots s'il fallait les twister,
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez.

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers,
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés,
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants,
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent.
Encore!

François Feldman - Les valses de Vienne



Du pont des supplices
Tombent les actrices
Et dans leurs yeux chromes
Le destin s'est brouille
Au café de Flore
La faune et la flore
On allume le monde
Dans une fumée blonde

Maintenant que deviennent
Que deviennent
Les valses de Vienne?
Dis-moi qu'est-ce que t'as fait
Pendant ces années?
Si les mots sont les mêmes
Dis-moi si tu m'aimes...

Maintenant que deviennent
Que deviennent
Les valses de Vienne?
Et les volets qui grincent
D'un château de province?
Aujourd'hui quand tu danses
Dis, à quoi tu penses?

Dans la Rome antique
Errent les romantiques
Les amours infidèles
S'écrivent sur logiciels
Du fond de la nuit
Remontent l'ennui
Et nos chagrins de mômes
Dans les pages du Grand Meaulnes.

Maintenant que deviennent
Que deviennent
Les valses de Vienne?
Dis-moi qu'est-ce que t'as fait
Pendant ces années?
Si les mots sont les mêmes
Dis-moi si tu m'aimes...

Maintenant que deviennent
Que deviennent
Les valses de Vienne?
Et les volets qui grincent
D'un château de province?
Aujourd'hui quand tu danses
Dis, à quoi tu penses?

Maintenant que deviennent
Que deviennent
Les valses de Vienne?
Dis-moi qu'est-ce que t'as fait
Pendant ces années?
Si les mots sont les mêmes
Dis-moi si tu m'aimes...
Si tu m'aimes...

Maintenant que deviennent
Que deviennent
Les valses de Vienne?
Et les volets qui grincent
D'un château de province?
Aujourd'hui quand tu danses
Dis, à quoi tu penses?
A quoi tu penses?
Encore!

Hervé Vilard – Capri, c’est fini



Nous n'irons plus jamais ou tu m'as dit je t'aime
Nous n'irons plus jamais tu viens de décider
Nous n'irons plus jamais ce soir s'est plus la peine
Nous n'irons plus jamais comme les autres années

Capri c'est fini et dire que c'était la ville de mon premier amour
Capri c'est fini je ne crois pas que j'y retournerais un jour
Capri c'est fini et dire que c'était la ville de mon premier amour
Capri c'est fini je ne crois pas que j'y retournerais un jour

Nous n'irons plus jamais ou tu m'as dit je t'aime
Nous n'irons plus jamais comme les autres années
Parfois je voudrais bien te dire recommençons
Mais je perds le courage sachant tu diras non

Capri c'est fini et dire que c'était la ville de mon premier amour
Capri c'est fini je ne crois pas que j'y retournerais un jour
Capri c'est fini et dire que c'était la ville de mon premier amour
Capri c'est fini je ne crois pas que j'y retournerais un jour

Nous n'irons plus jamais mais je me souviendrais
Du premier rendez-vous que tu m'avais donné
Nous n'irons plus jamais comme les autres années
Nous n'irons plus jamais plus jamais plus jamais

Capri c'est fini et dire que c'était la ville de mon premier amour
Capri c'est fini je ne crois pas que j'y retournerais un jour
Capri c'est fini et dire que c'était la ville de mon premier amour
Capri c'est fini je ne crois pas que j'y retournerais un jour

Oh Capri oh c'est fini et dire que c'était la ville de mon premier amour
Capri c'est fini je ne crois pas que j'y retournerai un jour
Capri oh c'est fini et dire que c'était la ville de mon premier amour
Capri c'est fini je ne crois pas que j'y retournerai un jour

Oh Capri oh c'est fini et dire que c'était la ville de mon premier amour
Capri c'est fini je ne crois pas que j'y retournerai un jour
Encore!

Georges Brassens - Les Passantes



Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connaît à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie
on songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux coeurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir

(Poème de Antoine Pol)
Encore!

Georges Brassens – A l’ombre des maris



Les dragons de vertu n'en prennent pas ombrage,
Si j'avais eu l'honneur de commander au bord,
Au bord du Titanic quand il a fait naufrage,
J'aurais crié: "Les femmes adultères d'abord!"

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

Car, pour combler les voeux, calmer la fièvre ardente
Du pauvre solitaire et qui n'est pas de bois,
Nulle n'est comparable à l'épouse inconstante.
Femmes de chefs de gare, c'est vous la fleur des bois.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

Quant à vous, mes seigneurs, aimez à votre guise,
En ce qui me concerne, ayant un jour compris
Qu'une femme adultère est plus qu'une autre exquise,
Je cherche mon bonheur à l'ombre des maris.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

À l'ombre des maris mais, cela va sans dire,
Pas n'importe lesquels, je les trie, les choisis.
Si madame Dupont, d'aventure, m'attire,
Il faut que, par surcroit, Dupont me plaise aussi!

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

Il convient que le bougre ait une bonne poire
Sinon, me ravisant, je détale à grands pas,
Car je suis difficile et me refuse à boire
Dans le verre; d'un monsieur qui ne me revient pas.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

Ils sont loin mes débuts ou, manquant de pratique,
Sur des femmes de flics je mis mon dévolu.
Je n'étais pas encore ouvert à l'esthétique.
Cette faute de goût je ne la commets plus.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

Oui, je suis tatillon, pointilleux, mais j'estime
Que le mari doit être un gentleman complet,
Car on finit tous deux par devenir intimes
À force, à force de se passer le relais

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

Mais si l'on tombe, hélas! sur des maris infâmes,
Certains sont si courtois, si bons si chaleureux,
Que, même après avoir cessé d'aimer leur femme,
On fait encore semblant uniquement pour eux.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

C'est mon cas ces temps-ci, je suis triste, malade,
Quand je dois faire honneur à certaine pécore.
Mais, son mari et moi, c'est Oreste et Pylade,
Et, pour garder l'ami, je la cajole encore.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

Non contente de me dé plaire, elle me trompe,
Et les jours ou, furieux, voulant tout mettre à bas
Je cri: "La coupe est pleine, il est temps que je rompe!"
Le mari me supplie: "Non ne me quittez pas!"

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

Et je reste, et, tous deux, ensemble on se flagorne.
Moi, je lui dis: "C'est vous mon cocu préféré."
Il me réplique alors: "Entre toutes mes cornes,
Celles que je vous dois, mon cher, me sont sacrées."

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

Et je reste et, parfois, lorsque cette pimbêche
S'attarde en compagnie de son nouvel amant,
Que la nurse est sortie, le mari à la pêche,
C'est moi, pauvre de moi! qui garde les enfants.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère.
Encore!

Georges Brassens - Quand un vicomte



Quand un vicomte
Rencontre un autre vicomte,
Qu'est-ce qu'ils se racontent?
Des histoires de vicomtes...
Quand un gendarme
Rencontre un autre gendarme
Qu'est-ce qu'ils les charment?
Des histoires de gendarmes...

Chacun sur terre
Se fout, se fout,
Des petites misères
De son voisin du dessous.
Nos petites affaires
A nous, à nous
Nos petites affaires
C'est ce qui passe avant tout...
Malgré tout ce qu'on raconte
Partout, partout,
Qu'est-ce qui compte en fin de compte
Ce qui compte surtout c'est nous.
Chacun sur terre
Se fout, se fout,
Des petites misères
De son voisin du dessous.

Quand un cul de jatte
Rencontre un autre cul de jatte,
Rien ne les épate
Que des histoire de cul de jatte.
Quand une bigote
Rencontre une autre bigote,
Qu'est-ce qu'elles chuchotent?
Des histoires de bigotes...

Chacun sur terre
Se fout, se fout,
Des petites misères
De son voisin du dessous.
Nos petites affaires
A nous, à nous
Nos petites affaires
C'est ce qui passe avant tout...
Malgré tout ce qu'on raconte
Partout, partout,
Qu'est-ce qui compte en fin de compte
Ce qui compte surtout c'est nous.
Chacun sur terre
Se fout, se fout,
Des petites misères
De son voisin du dessous.
Encore!

Fiches de communication

Encore!