mardi, juillet 18, 2006

La proposition subordonnée complétive

La subordonnée complément d’objet, nommée aussi complétive, complète un verbe et forme avec un groupe verbal, tout comme un groupe nominal complément d’objet.
Ex: J’attends son arrivée. (GN COD)
J’attends qu’il arrive. (subord. COD)

Les verbes que la proposition complète expriment:
- une déclaration: affirmer, déclarer, dire, s’exclamer etc.
- une opinion: penser, estimer, croire, juger, trouver etc.
- un sentiment: souhaiter, douter, craindre, regretter, se réjouir etc.
- une volonté: vouloir, exiger, demander etc.
- une perception: voir, entendre, sentir etc.
- une connaissance: savoir, apprendre, s’apercevoir, se rendre compte etc.

I. Il y a plusieurs types de complétives:
1. Conjonctionnelles: introduites par que, de ce que, à ce que:
Ex: Je crois que François commencera bientôt à travailler.

2. Interrogatives indirectes, introduites par adverbes, pronoms ou adjectifs interrogatifs ou exclamatifs.
Ex: Je me demande quand il sera de retour.
Je veux savoir ce que tu envisages pour les vacances.

3. Complétives infinitivales.
Ex: J’espère pouvoir les aider. (= J’espère que je pourrai les aider)

II. Les fonctions des propositions complétives
Ces propositions sont l’équivalent d’un GN ou d’un GP COD et assument leurs principales fonctions:
- sujet;
Ex: Qu’il ait fait cette gaffe me surpend. (= Il est surprenant qu’il ait fait cette gaffe.)

- attribut du nom:
Ex: La vérité est que Roger est coupable.

- COD introduit par la conjonction que:
Ex: Je désire qu’il vienne nous voir.

- COI introduit par les locutions conjonctionnelles à ce que, de ce que:
Ex: Jean tien à ce que sa famille soit heureuse.

- COS (complément d’objet second) après des verbes comme prévenir, avertir, promettre:
Il a promis à ses enfants qu’il leur ferait une surprise.

III. Le mode des verbes dans la subordonnée complétive:
a) Indicatif.
Exemple: Je pense que ce paysage est magnifique.
Je sais que ce paysage est magnifique.

b) Le subjonctif est utilisé après des verbes qui expriment:
- la volonté: vouloir, désirer, souhaiter, interdire, refuser;
- la crainte: craindre, redouter, avoir peur;
- la joie: se réjouir;
- le doute: douter.
Parfois, le subjonctif peut se trouver au commencement de la phrase:
Qu’il ait refusé de s’impliquer dans cette affaire, c’était prévisible.

c) L’infinitif. La transformation de la complétive introduite par que en infinitif est:
- obligatoire quand les verbes au subjonctif et le verbe de la proposition principale a le même sujet:
Ex: Je veux sortir.
Tu dois venir.

Au cas de certains verbes, l’infinitif est précédé de la préposition de:
Ex: J’ai peur de fâcher mon ami.

- facultative dans les cas suivants:
- les verbes qui demandent l’indicatif quand les sujets sont identiques:
Ex: Je pense que je sais de quoi il s’agit. (Je pense savoir…)

- les verbes à construction double (le sujet de la proposition complétive est le même que le COD du verbe de la proposition principale):
Ex: J’ai demandé à Jean qu’il mette de l’ordre dans ses affaires. (J’ai demandé à Jean de mettre de l’ordre…).

- les verbes voir, entendre, regarder, sentir, dont le sujet est différent du sujet de la complétive:
Ex: Elle voit les enfants aller à l’école.

- mais, avec les verbes remarquer, constater, la transformation est impossible même quand les sujets sont identiques:
Ex: Elle constate qu’elle a assez de toilettes d’été.

La proposition subordonnée complétive peut être remplacée parfois par:
- un nom ou un GN, étant donné que parfois elle a valeur de nom;
Ex: Il fait toujours ce qu’il doit. (= son devoir)

- un infinitif:
Ex: Elle a décidé qu’elle irait visiter l’Espagne cet été. (=Elle a décidé d’aller visiter l’Espagne)
Il prétend qu’il a assisté à cette scène. (Il prétend avoir assisté à cette scène)

Les subordonnées conjonctionnelles introduites par que peuvent avoir aussi la fonction de complément de l’adjectif, parfois d’aposition:
Ex: Je suis content que vous m’ayez dit cela. (- complément de l’adjectif content).
Il était fier à cette pensée, que son fils était apprécié. (- aposition du nom pensée).

[sursa Elena Gorunescu, Gramatica limbii franceze]

4 comentarii:

handoutch a dit…

merci beaucoup mais je veux des exercices

Frida a dit…

Bonjour!

Astazi am decoperit blogul dvstra. si mi se pare extrem de util. Ma intrebam daca nu cumva aveti postat pe undeva si despre Char, Valery sau Buthor tot din "Les novateurs du discours poethique francais"-Yvonne Goga. Am luni examen la dansa si as avea nevoie si de acesti trei sciitori. Merci bcp.

zaki a dit…

merci

Lahmar a dit…

Merci c'est très instructif