mercredi, mai 21, 2008

Emile Zola, Germinal (résumé)


Première partie

I

Le roman commence avec la présentation d’un homme en marche sous une “nuit sans étoiles” qui venait de Marchiennes. Son nom est Etienne Lantier, il est machineur et il est à la recherche d’un emploi selon la présentation qu’il se fait lui-même devant le vieux Bonnemort, la première personne qu’il rencontre dans son chemin vers Voreux.

Zola nous présente ensuite la fosse de Voreux vue par les yeux d’Etienne: “Cette fosse, tassée au fond d'un creux, avec ses constructions trapues de briques, dressant sa cheminée comme une corne menaçante, lui semblait avoir un air mauvais de bête goulue, accroupie là pour manger le monde”.

Par la suite on apprend que cet homme, Etienne Lantier, venait de se faire renvoyer pour avoir giflé son chef et qu’il traînait sur les chemins à la recherche d’un emploi depuis huit jours: “Où aller et que devenir, à travers ce pays affamé par le chômage? Laisser derrière un mur sa carcasse de chien perdu?


II

Zola quitte pour un petit moment la figure d’Etienne Lantier pour présenter les Maheu, qui travaillent depuis cinq générations dans la mine et qui représentent la famille type des mineurs: Maheu et Mayeude avec leurs sept enfants: Zacharie, Catherine, Jeanlin, Alzire, Lénore, Henri et Estelle qui vivaient tous dans une petite maison du coron. Zola surprend les Maheu en train de se réveiller à quatre heures du matin pour aller travailler.


III

Etienne Lantier réussit à se faire embaucher aux mines de Montsou comme haveur et souffre des conditions de travail abominables. Il rencontre Catherine, la fille de Maheu qui se montre très aimable envers lui à la différence de Chaval dont il sent le mépris dès le début: “Les deux hommes échangèrent un regard, allumé d'une de ces haines d'instinct qui flambent subitement. Etienne avait senti l'injure, sans comprendre encore.

IV

Zola nous offre une brève description de la vie des mineurs, de leur travail continu dans la nuit épaisse de la fosse où pas une parole n’était échangée: “il n'y avait plus que le halètement des poitrines, le grognement de gêne et de fatigue, sous la pesanteur de l'air et la pluie des sources.”

Étienne essaie à découvrir Catherine qu’il avait pris pour un garçon d’abord et se découvre lui-même devant la jeune fille en lui racontant qu’il venait d’être renvoyé de son travail pour avoir giflé son chef, que tout cela c’était passé à cause de l’alcool: “- Je dois dire que j'avais bu, continua-t-il, et quand je bois, cela me rend fou, je me mangerais et je mangerais les autres... Oui, je ne peux pas avaler deux petits verres, sans avoir le besoin de manger un homme...” L’alcool était un héritage de sa famille car Etienne se tirait d’une famille d’ivrognes: ”il avait une haine de l'eau-de-vie, la haine du dernier enfant d'une race d'ivrognes, qui souffrait dans sa chair de toute cette ascendance trempée et détraquée d'alcool, au point que la moindre goutte en était devenue pour lui un poison.

Étienne découvrait en Catherine un charme singulier et il se sentait timide devant elle: “Lui, brusquement, s'était demandé s'il ne devait pas la saisir dans ses bras, pour la baiser sur les lèvres. Elle avait de grosses lèvres d'un rose pâle, avivées par le charbon, qui le tourmentaient d'une envie croissante.” Il essayait de deviner son âge, de deviner si elle avait ou non un petit ami et se réjouissa bien en apprenant qu’elle n’en avait pas. Il se décida dans sa timidité même à l’embrasser sur les lèvres sauf que Chaval, en remarquant que le nouveau venu s'entendait bien avec Catherine, devint très jaloux.. Il s'approcha soudain de Catherine et “lui écrasa la bouche sous un baiser brutal”. Cet embrassement avait glacé Etienne qui se sentit blessé dans sa vanité et n’éprouva aucune envie de l’embrasser lui aussi après l’autre.


V

Pendant que l’équipe de mineurs étaient en train de critiquer la direction, l’ingénieur de la fosse, Paul Négrel et Dansaert, le maître-porion, firent leur apparition et leur annonçèrent qu’ils devront payer une amende de trois francs pour ”défaut de boisage” et en plus on leur annonça une baisse de salaire: ”on vous paiera le boisage à part, et l'on réduira proportionnellement le prix de la berline.” Cette décision de la Compagnie leur parut injuste et seules la force de la hiérarchie et l’habitude de la discipline les retenaient à ne pas se révolter contre cette injustice: “Etait-ce possible qu'on se tuât à une si dure besogne dans ces ténèbres mortelles, et qu'on n'y gagnât même pas les quelques sous du pain quotidien?


VI

Le premier jour de travail dans les mines de Montsou était fini por Etienne qui sur le conseil de Maheu va s’installer au cabaret l’Avantage, chez Rasseneur, “un ancien haveur que la Compagnie avait congédié depuis trois ans, à la suite d'une grève. Très bon ouvrier, il parlait bien, se mettait à la tête de toutes les réclamations, avait fini par être le chef des mécontents”.

Rasseneur et Etienne découvrent qu’ils connaissent tous les deux Pluchart, responsable départemental de L'Internationale.


Deuxième partie


I

La deuxième partie du roman débute par la présentation des bourgeois, les Grégoires qui, à la différence des Maheu, se réveillent à huit heures contre leur habitude de faire la grasse matinée car ils dormaient beaucoup, avec passion. Zola résume le bien-être des Grégoire dans une phrase brève mais très au point: “Du reste, les bonheurs pleuvaient sur cette maison”. M Grégoire est un actionnaire important de la compagnie, lui et sa famille mènent une vie sans souci des rentes de leurs actions.


II

C’est un chapitre très émouvant dans lequel Zola décrit la misère dans laquelle se débat la famille des Maheu. Un beau matin, la Maheude n’ayant plus de quoi nourrir sa famille se décide d’aller demander de l’aide aux Grégoire qui lui offrent des vêtements pour ses enfants, même deux parts de brioche, mais qui, par principe, ne lui donnent aucun sou.

D’un air humble elle arriva chez Maigrat qui tenait une boutique à Montsou et à qui elle devait déjà soixante francs depuis deux ans. C’était un commerçant “gros, froid et poli” et qui en plus partageait son lit avec les clientes du coron qui de cette manière achevaient à payer leur dettes. Maigrat accepte à l’aider lui laissant comprendre que “ce n'était pas d'elle qu'il voulait, c'était de Catherine”.


III

Dans ce chapitre Zola nous fait découvrir la vie quotidienne des corons avec le commérage des femmes à l’heure du petit café qu’elles prenaient ensemble. On nous laisse découvrir un monde pourri, débauché aussi des enfants comme des adultes: “C'était la commune histoire des promiscuités du coron, les garçons et les filles pourrissant ensemble, se jetant à cul, comme ils disaient, sur la toiture basse et en pente du carin, dès la nuit tombée. Toutes les herscheuses faisaient là leur premier enfant.”


IV

C’est la rentrée des mineurs qui avaient si faim qu’ils n’arrivaient plus à changer leur vêtements sales et humides.


V

C’est la nuit tombante. Pour les uns c’est le temps de rentrer chez eux, pour d’autres c’étaient le moment du libre amour qui, “sous le coup de fouet de l'instinct, plantait des enfants dans les ventres de ces filles, à peine femmes.”

Zola insiste sur le débauche de la jeunesse: “Que de misère! et toutes ces filles, éreintées de fatigue, qui étaient encore assez bêtes, le soir, pour fabriquer des petits, de la chair à travail et à souffrance! Jamais ça ne finirait, si elles s'emplissaient toujours de meurt-de-faim.”

Pendant sa promenade Etienne assiste contre son envie au viol de Catherine par Chaval sans les reconnaître d’abord. Par peur et par soumission héréditaire devant le mâle, Catherine succombe devant Chaval. Etienne en est déséspéré après s’être rendu compte que le couple qu’il guettait depuis quelques minutes n’étaient autres que Catherine et Chaval: “C'était donc vrai, ce qu'elle lui avait juré le matin: elle n'était encore la maîtresse de personne; et lui qui ne l'avait pas crue, qui s'était privé d'elle pour ne pas faire comme l'autre! et lui qui venait de se la laisser prendre sous le nez, qui avait poussé la bêtise jusqu'à s'égayer salement à les voir! Cela le rendait fou, il serrait les poings, il aurait mangé cet homme dans un de ces besoins de tuer où il voyait rouge.


Troisième partie


I


Etienne s’était habitué au travail dans la mine, aux ténèbres de la fosse qui au début lui semblèrent tellement abominables: “Lui, désormais, connaissait les galeries de la mine mieux que les rues de Montsou, savait qu'il fallait tourner ici, se baisser plus loin, éviter ailleurs une flaque d'eau. Il avait pris une telle habitude de ces deux kilomètres sous terre, qu'il les aurait faits sans lampe, les mains dans les poches.” Au bout de trois semaines, il étonnait déjà le chantier étant considéré parmi les meilleurs haveurs. On commençait à le respecter beaucoup car tous aimaient le travail bien fait.

Habitant toujours chez Rasseneur, Etienne fait la connaissance de Souvarine qui au premier abord lui parut fort réservé ne parlant jamais de sa personne. Tout ce qu’on savait sur Souvarine c’était qu’il était un réfugié russe et qu’il travaillait en machineur toujours pour la Compagnie de Montsou.

Etienne habituait à passer ses soirées dans la compagnie de Rasseneur et de Souvarine à parler politique. Ils étaient tous les trois révoltés contre la Direction des mines de Montsou qui vivait au dos de ses ouvriers qui étaient condamnés à mourir de faim, ils étaient contre les capitalistes, les bourgeois et l’accroissement de leurs richesses. De toutes leurs discussions on découvre Souvarine comme un socialiste instruit qui plède pour l’anarchisme: “Entendez-vous! reprit-il avec son calme habituel, en les regardant, il faut tout détruire, ou la faim repoussera. Oui! l'anarchie, plus rien, la terre lavée par le sang, purifiée par l'incendie!...”

De son côté, Etienne Lantier, désespéré de son ignorance, commence à se documenter, dévoré surtout par le besoin de savoir plus. C’est comme ça qu’il apprend l’existence d’une Association Internationale des Travailleurs.


II

C’était un dimanche de ducasse lorsque Etienne essaya à convaincre plusieurs mineurs à lutter contre les capitalistes, à faire la grève. Il leur expliqua son projet d’une caisse de prévoyance pour résister en cas de grève. Dans sa résolution à trouver des adhérents, Etienne se heurte à la réticence des ouvriers.


III

Étienne va s’installer chez les Maheu à la place de Zacharie qui se maria avec Philomène.

Toujours les mêmes questions se posaient dans sa tête: ”pourquoi la misère des uns? pourquoi la richesse des autres? pourquoi ceux-ci sous le talon de ceux-là, sans l'espoir de jamais prendre leur place?” Afin de pouvoir répondre à toutes ces questions, Etienne continua à lire des livres, des traités d’économie politique, etude qui le rendait très orguilleux: “La honte de son ignorance s'en allait, il lui venait un orgueil, depuis qu'il se sentait penser.” Etienne constate qu’il change petit à petit dans sa révolte contre le capital: “Depuis que sa nature s'affinait, il se trouvait blessé davantage par les promiscuités du coron. Est-ce qu'on était des bêtes, pour être ainsi parqués, les uns contre les autres, au milieu des champs, si entassés qu'on ne pouvait changer de chemise sans montrer son derrière aux voisins! Et comme c'était bon pour la santé, et comme les filles et les garçons s'y pourrissaient forcément ensemble!

L’influence d’Etienne parmi les ouvriers augmente de plus en plus grâce à son instruction que ses camarades traitaient avec considération. Il est décidé dorénavant à rétablir la justice et à combattre l’esclavage des ouvriers.


IV

C’est le jour où les mineurs vont pour toucher leur salaire. La paie désastrueuse, la baisse déguisée de leur salaire finissent par enrager les ouvriers: “Et, du coron entier, monta bientôt le même cri de misère. Les hommes étaient rentrés, chaque ménage se lamentait devant le désastre de cette paie mauvaise. Des portes se rouvrirent, des femmes parurent, criant au-dehors comme si leurs plaintes n'eussent pu tenir sous les plafonds des maisons closes.”

L’injustice devenant trop grande, le soir même, chez Rasseneur à l’Avantage, la grève fut décidée.


V

Le travail continue et à la suite d’un accident dans la mine, Jeanlin devient boiteux.

Jaloux à cause du fait qu’Etienne, en tant que logeur chez les Maheu, était trop près de Catherine, Chaval défend à la jeune femme d’habiter chez ses parents et l’emmène avec lui. Le couple Chaval-Catherine va travailler dorénavant à la fosse Jean-Bart.


Quatrième partie

I


La grève des mineurs vient d’éclater. Pas un homme n’était descendu dans la fosse de Voreux. Les Hennebeau dissimulent mal la préoccupation que cette grève leur causait. Ils reçoivent quand même ce jour-là les Grégoires qui étaient venus déjeuner chez eux.

Zola s’arrête un peu sur la famille Hennebeau dont il raconte l’histoire. Le lecteur prend connaissance des frustrations de M. Hennebeau devant son épouse et du mépris de Madame Hennebeau envers son mari: “Chaque matin, il rêvait de la conquérir le soir; puis, lorsqu'elle le regardait de ses yeux froids, lorsqu'il sentait que tout en elle se refusait, il évitait même de lui effleurer la main. C'était une souffrance sans guérison possible, cachée sous la raideur de son attitude, la souffrance d'une nature tendre agonisant en secret de n'avoir pas trouvé le bonheur dans son ménage.”

On nous peint aussi la figure de Paul Négrel, neveu de M. Hennebeau et ingénieur au Voreux. Paul Negrel habitait chez les Hennebeau et c’était l’amant de Madame Hennebeau qui nourrissait des sentiments assez étranges pour le jeune homme. Elle l’adorait, mais elle n’était pas du tout jalouse. Elle se décida même à le marier avec Cécile, la fille des Grégoire: “Puis, l'idée de le marier la passionna, elle rêva de se dévouer, de le donner elle-même à une fille riche. Leurs rapports continuaient, un joujou de récréation, où elle mettait ses tendresses dernières de femme oisive et finie.”

Ce premier jour de grève M. Hennebeau pendant qu’il déjeunait avec les Grégoire reçoit la visite de quelques mineurs délégués à venir voir le directeur de la mine pour lui faire part de la volonté de leurs camarades en grève.


II

À la tête des délégués se trouve Maheu qui étaient venu s’arranger avec M. Hennebeau et lui expliquer qu’on ne pouvait plus supporter l’injustice et la misère auxquelles on était soumis. Maheu se montre très catégorique en lui disant: “il faut que le travail soit payé pour être fait. [...] Nous autres, nous voulons que les choses restent comme elles étaient, et nous voulons encore qu'on nous donne cinq centimes de plus par berline... Maintenant, c'est à vous de voir si vous êtes pour la justice et pour le travail.

Après avoir essayé en vain de les dissuader et de leur expliquer que la grève serait un désastre pour tout le monde, M. Hennebeau promet de transmettre leurs réclamations à ses supérieurs.


III

Peu à peu la grève devenait générale et même si le nombre des ouvriers descendus dans les mines diminuait de plus en plus, la Compagnie ne se montrait prête à accepter les conditions des ouvriers. La caisse de prévoyance s’était déjà vidée et les corons se voyaient menacés par la faim mais: “Et, en face des jours terribles qui commençaient, pas une plainte ne se faisait entendre, tous obéissaient au mot d'ordre, avec un tranquille courage. C'était quand même une confiance absolue, une foi religieuse, le don aveugle d'une population de croyants. Puisqu'on leur avait promis l'ère de la justice, ils étaient prêts à souffrir pour la conquête du bonheur universel. La faim exaltait les têtes, jamais l'horizon fermé n'avait ouvert un au-delà plus large à ces hallucinés de la misère.”

Étienne devient parmi les mineurs leur chef incontesté et même s’il se rend compte de la terrible resposabilité dont il s’était chargé, il ne cesse pas de jouir de sa popularité de plus en plus croissante parmi les corons: “Sa popularité croissante le surexcitait chaque jour davantage. Tenir une correspondance étendue, discuter du sort des travailleurs aux quatre coins de la province, donner des consultations aux mineurs du Voreux, surtout devenir un centre, sentir le monde rouler autour de soi, c'était un continuel gonflement de vanité, pour lui, l'ancien mécanicien, le haveur aux mains grasses et noires. Il montait d'un échelon, il entrait dans cette bourgeoisie exécrée, avec des satisfactions d'intelligence et de bien-être, qu'il ne s'avouait pas. Un seul malaise lui restait, la conscience de son manque d'instruction, qui le rendait embarrassé et timide, dès qu'il se trouvait devant un monsieur en redingote. S'il continuait à s'instruire, dévorant tout, le manque de méthode rendait l'assimilation très lente, une telle confusion se produisait, qu'il finissait par savoir des choses qu'il n'avait pas comprises.”


IV

L’inquiétude d’Etienne croissait à la vue des corons qui mourraient de faim. Il réussit quand même, lors d’un réunion organisée, à faire les mineurs adhérer à l’Internationale.


V

Les mineurs avaient du mal à résister pendant la grève car: ”la misère avait empiré encore, les corons agonisaient d'heure en heure, sous la disette croissante”. Etienne était bouleversé à la vue des gens qui vendaient tout de la maison dans le seul but de se nourrir. En plus de la faim qui les tuait, les gens luttaient contre le froid du mois de janvier.


VI

Zola se consacre dans ce chapitre à nous présenter le triangle vicieux de Jeanlin (fils des Maheu)-Lydie-Bébert dont le chef incontesté était Jeanlin.

En tant qu’autorité, Jeanlin, qui était d’ailleurs d’une ruse sauvage, engageait les deux autres enfants dans des aventures désagréables (surtout du vol) et il en profitait: “Et il continuait à rire, plein d'un immense dédain pour Lydie et Bébert. Jamais on n'avait vu des enfants si cruches. L'idée qu'ils gobaient toutes ses bourdes, et qu'ils s'en allaient les mains vides, pendant qu'il mangeait la morue, au chaud, lui chatouillait les côtes d'aise.”

Étienne découvre la nouvelle demeure de Jeanlin, un refuge sous terre, dans une partie désaffectée des mines, “une vraie caverne scélérate, du butin entassé depuis des semaines, même du butin inutile, du savon et du cirage, volés pour le plaisir du vol. Et le petit, tout seul au milieu de ces rapines, en jouissait en brigand égoïste.”


VII

Etienne avait organisé une réunion au Plan-des-Dames dans la fôret. Une querelle éclate entre Rasseneur et Etienne. Etienne parle aux mineurs en leur expliquant qu’ils devaient tenir leur promesse et ne pas céder devant la misère dans laquelle ils plongeaient. À la différence d’Etienne qui à la fin de son discours finit par se faire ovationner par la foule, Rasseneur se voit hué par ses anciens camarades.
La réunion finit par la décision d’aller le lendemain à la fosse Jean-Bart, la seule qui continuait le travail, et convaincre les ouvriers à ne plus descendre dans la mine.


Cinquième partie

I


À Jean-Bart, les ouvriers refusent de descendre dans la fosse. Deneulin qui se rend compte que ses ouvriers suivent en tout Chaval eut l’idée de l’appeler pour lui parler. Dès le début, Deneulin se rend compte que Chaval était très vaniteux, ambitieux et facile à corrompre par la flatterie. À condition que le travail dans la fosse recommence dès que possible, Chaval se voit offrir de la part de Deneulin le poste de porion qui le plaçait déjà parmi les chefs. Chaval accepte l’offre de Deneulin et se met à convaincre les ouvriers de ne plus faire la grève.


II

Les ouvriers de Jean-Bart se voient en très grand danger une fois descendus dans la fosse. De toute part, on criait ”Ceux de Montsou coupent les câbles! Que tout le monde sorte!” La seule solution qu’ils trouvent pour ne pas mourrir là-dedans c’était de sortir par les échelles de secours. Ce fût une montée difficile, avec beaucoup d’arrêts causés par la panique qu’il y avaient des échelles cassées. Le chapitre finit par la réussite à retourner à surface des ouvriers de Jean-Bart au milieu des ouvriers de Montsou qui ne cessaient pas de les huer.


III

Zola revient en arrière pour nous faire découvrir le mystère de tout ce qui venait de se passer avec les ouvriers de Jean-Bart. C’étaient les ouvriers de Montsou qui une fois arrivés à Jean-Bart, comme ils avaient promis à la fin de la quatrième partie, se sentent trahis par Chaval qui leur avait promis la grève et décident de punir les traîtres en d’attaquant aux installations de la fosse et en coupant les câbles. Malgré les cris pacifistes d’Etienne qui essaie de les arrêter (“Il souffrait aussi dans son orgueil de chef, en voyant la bande échapper à son autorité, s'enrager en dehors de la froide exécution des volontés du peuple, telle qu'il l'avait prévue. Vainement, il réclamait du sang-froid, il criait qu'on ne devait pas donner raison à leurs ennemis par des actes de destruction inutile.”), les femmes de Montsou s’attaquent aux chaudières en les détruisant.
On nous présente à la fin Chaval qui, une fois à la surface parmi les regards furieux de ceux de Montsou, essaie en vain à s’expliquer.

La foule se dirige vers les autres fosses aussi à la seule intention d’arrêter partout le travail en emmenant Chaval avec elle.


IV

La foule de mineurs va désormais de fosse en fosse. A Mirou, ils tentent de faire sortir quelques mineurs descendus, mais ils échouent face à la petitesse d'esprit du porion.

Ils se dirigent vers d'autres puits, la Madeleine, la Victoire, Feutry-Cantel... mais les mineurs redoutent les gendarmes et les dragons. Ils détruisent cependant quelques installations.

Etienne et Chaval en viennent aux couteaux, Catherine les raisonne et empêche le drame en giflant Etienne: “Et elle s'était plantée devant son homme, elle le défendait, oubliant les coups, oubliant la vie de misère, soulevée dans l'idée qu'elle lui appartenait, puisqu'il l'avait prise, et que c'était une honte pour elle, quand on l'abîmait ainsi.”

Les mineurs se dirigent vers la direction, à Montsou en demandant du pain.


V

M. Hennebeau découvre la preuve évidente de l’infidélité de sa femme. Il est très malheureux alors que les mineurs arrivent en criant: “- Du pain! du pain! du pain!”. On nous peint le désespoir de M. Hennebeau à cause de son ménage ravagé: “Il aurait tout donné, son éducation, son bien-être, son luxe, sa puissance de directeur, s'il avait pu être, une journée, le dernier des misérables qui lui obéissaient, libre de sa chair, assez goujat pour gifler sa femme et prendre du plaisir sur les voisines.”


VI

La foule s’attaque à la maison de M. Hennebeau. Personne n’obéissait plus à Etienne, on n’obéissait plus qu’à sa colère. Puis, les mineurs se dirigent vers l’épicerie de Maigrat qu’ils détruisent. En essayant de s’échapper à la colère de la foule, Maigrat fait une chute et meurt. C’est la folie des femmes qui se considèrent vengées par cette mort et qui décident à lui prelever les organes genitaux pour les brandir ensuite en signe de victoire. La foule est dispersée par l’arrivée des gendarmes que Catherine vient d’annoncer.


Sixième partie

I


La grève s’empire, les mineurs n’y renoncent pas malgré le froid et la faim qui les menacent. Pour fuir la colère des mineurs et aussi les gendarmes, Etienne habitait le terrier de Jeanlin.


II

La situation chez les Maheu devient abominable. Ils viennent juste de perdre leur fille Alzire qui est morte à cause de la faim.


III

La vie dans le noir, dans le terrier de Jeanlin devient de plus en plus difficile pour Etienne. Il se décide à sortir à l’extérieur et il se rend chez Rasseneur. On assiste à une nouvelle bagarre entre Chaval et Etienne. Etienne domine la bataille, mais il laisse la vie sauve à Chaval.


IV

Après la bagarre des deux jeunes hommes, Catherine a peur de rentrer. Etienne et Catherine quittent L'Avantage et se promènent. Etienne lui propose de s'installer avec lui, mais elle refuse. Ils se séparent. C'est alors qu'il reconnaît Jeanlin qui rode près d’une sentinelle. Stupéfait, “épouvanté de cette végétation sourde du crime au fond de ce crâne d'enfant”, Etienne ne peut réagir quand Jeanlin enfonce son couteau dans la gorge du soldat. Comme seule justification, il assure qu'il "en avait envie". Ils vont cacher le cadavre dans l'ancienne fosse, celle où Jeanlin a un repère. Ensuite, Zola nous présente un peu avec répugnance, l’inconscience de Jeanlin qui, revenu dans son terrier, se met à ronfler sans penser une minute au soldat qu’il venait d’égorger sans savoir même son nom.


V

Les mineurs se réunissent pour protester contre l’arrivée des Borains, des travailleurs étrangers, que la direction avait fait appeler: “- A mort, les Borains! pas d'étrangers chez nous! à mort! à mort!”.

De nouveau, les mineurs, sous le poids de leur colère, s’échappent au contrôle d’Etienne. L’entrée au Voreux était gardée par des militaires qui avaient reçu comme ordre de ne se servir de leurs armes qu’à la dernière extrémité.

La foule tente d'avancer, de faire reculer les soldats, tout en les injuriant. Fort de leur nombre, ils ne craignent rien. Tous sont venus pour ce qui s'annonce être la lutte finale. Ils sont très sûr d'eux, et n'ont rien à perdre.

Les militaires font feu, beaucoup tombent, dont Maheu. “Ce fut une stupeur. Ils avaient tiré, la foule béante restait immobile, sans le croire encore. Mais des cris déchirants s'élevèrent, tandis que le clairon sonnait la cessation du feu. Et il y eut une panique folle, un galop de bétail mitraillé, une fuite éperdue dans la boue.”

C'est le désastre : 25 blessés et 14 morts. La sixième partie finit par l'arrivée de l'abbé Ranvier, "il annonçait l'ère de la justice, la prochaine extermination de la bourgeoisie par le feu du ciel, puisqu'elle mettait le comble à ses crimes en faisant massacrer les travailleurs et les déshérites de ce monde".


Septième partie

I


La Compagnie, voulant étouffer l’affaire, congédia les Borains et fit cesser l’occupation militaire des fosses en incitant les mineurs à reprendre le travail, en leur promettant des améliorations. Chez la Maheude, on reste ferme, pas de reprise du travail: "ce serait trop fort, de tuer le père et de continuer ensuite à exploiter les enfants!".

Etienne subit l'hostilité des grévistes, qui l'accusent de tous les malheurs qui se sont passés: ”Le peu qui restait de sa popularité s'en était allé au vent de la fusillade, il ne passait plus sans rencontrer des regards dont la flamme le suivait. Quand il leva la tête, des hommes menaçants étaient là, des femmes écartaient les petits rideaux des fenêtres; et, sous l'accusation muette encore, sous la colère contenue de ces grands yeux, élargis par la faim et les larmes, il devenait maladroit, il ne savait plus marcher. Toujours, derrière lui, le sourd reproche augmentait. Une telle crainte le prit d'entendre le coron entier sortir pour lui crier sa misère, qu'il rentra, frémissant. “


II

Etienne, au cours d'une longue promenade, rencontre Souvarine qui lui raconte que sa femme à été exécuté pour activité politique: “Oui, cela est bon qu'elle soit morte, il naîtra des héros de son sang, et moi, je n'ai plus de lâcheté au coeur... Ah! rien, ni parents, ni femme, ni ami! rien qui fasse trembler la main, le jour où il faudra prendre la vie des autres ou donner la sienne!” Souvarine annonce à Etienne son intention de partir, puis ils se séparent.

C'est alors que Souvarine, juste avant son départ, applique ses idées anarchistes et sabote la fosse du Voreux: “Dès ce moment, une rage l'emporta. Les haleines de l'invisible le grisaient, l'horreur noire de ce trou battu d'une averse le jetait à une fureur de destruction. Il s'acharna au hasard contre le cuvelage, tapant où il pouvait, à coups de vilebrequin, à coups de scie, pris du besoin de l'éventrer tout de suite sur sa tête. Et il y mettait une férocité, comme s'il eût joué du couteau dans la peau d'un être vivant, qu'il exécrait. Il la tuerait à la fin, cette bête mauvaise du Voreux, à la gueule toujours ouverte, qui avait englouti tant de chair humaine! On entendait la morsure de ses outils, son échine s'allongeait, il rampait, descendait, remontait, se tenant encore par miracle, dans un branle continu, un vol d'oiseau nocturne au travers des charpentes d'un clocher.”

Etienne, ayant repris sa place chez les Maheu, entend, tôt le matin, Catherine se lever. Surpris, il l'interroge: elle part travailler, lasse de voir sa famille dans le besoin. Emporté par son amour, Etienne décide de l'accompagner. C'est alors qu'à l'entrée de la fosse, il rencontre Souvarine, qui essaie en vain de le détourner: “Il l'empoigna par une épaule, il le rejeta vers le coron. - Rentre chez toi, je le veux, entends-tu!...”


III

La grève est finie sans que les mineurs puissent obtenir quelque chose. Quelque minutes après leur descente dans la fosse, les mineurs se voient confrontés à un véritable torrent qui inonde leur tunnel. La catastrophe s'annonce, et on se bouscule auprès des cages pour remonter. Mais une vingtaine reste en bas, arrivée trop tard, dont Etienne, Catherine et Chaval.

En observant les "blessures" des installations, Négrel comprend qu'il s'agit d'un sabotage et qu’on avait bien planifié cette catastrophe. C'est alors que la catastrophe à lieu : la mine, saturée d'eau, s'affaisse et disparaît dans le sol. "Une suprême convulsion du sol les mit en fuite. Des détonations souterraines éclataient. [...] D'abord, une sorte de tourbillon emporta les débris du criblage et la salle des recettes. Le bâtiment des chaudières creva ensuite, disparut. [...] Et l'on vit alors une effrayante chose, on vit la machine, disloquée sur son massif, les membres écartelées, lutter contre la mort : elle marcha, elle détendit sa bielle, son genou de géante, comme pour se lever ; mais elle expirait, broyée, engloutie. [...] Et rien ne dépassait. [...] Le Voreux venait de couler à l'abîme".


IV

Les mineurs, grévistes ou non, se proposent d’effectuer les travaux de sauvetage. Mais le travail s'annonce compliqué, et on ne perçoit aucun signe de vie... Cependant, trois jours après la catastrophe, ont se met à la besogne, après avoir entendu des battements. Zacharie meurt par inadvertance : il a laissé brûler ouvertement une flamme, contrairement à toute règle minière.

Cécile, au cours d'une visite avec sa famille dans le coron, se fait étrangler par le père Bonnemort.


V

Les rivalités entre Etienne et Chaval se terminent une fois pour toutes. Etienne finit par tuer Chaval. "Et penché, l'œil élargi, Etienne le regardait. C'était donc fait, il avait tué. Confusément, toutes ses luttes lui revenaient à la mémoire, cet inutile combat contre le poison qui dormait dans ces muscles, l'alcool lentement accumulé de sa race. Pourtant, il n'était ivre que de faim, l'ivresse lointaine des parents avait suffi".

La situation s'aggrave: l'eau monte, et ils s'épuisent. Ils tentent de monter plus haut. Une lueur d'espoir subsiste: ils entendent les mineurs au loin creuser pour les retrouver. Au neuvième jour, en compagnie du cadavre de Chaval, ils laissent libre-cours à leurs pulsions sexuelles et s'unissent enfin, après tant d'hésitations. Peu de temps après, Catherine meurt. Les secours parviennent enfin à la hauteur d'Etienne, qui est désormais le seul survivant.


VI

Etienne part, quitte Montsou pour aller à Paris et rejoindre Pluchart. Il fait ses adieux à ses compagnons, qui ont tous repris le travail: “Le silence continuait, et quand le camarade leur tendit la main, pour leur dire adieu, tous la lui serrèrent fortement, tous mirent dans cette étreinte muette la rage d'avoir cédé, l'espoir fiévreux de la revanche. La cage était là, ils s'embarquèrent, ils s'abîmèrent, mangés par le gouffre.”

Etienne fait ses adieux à la Maheude aussi: “Et, dans cette poignée de main dernière, il retrouvait encore celle de ses camarades, une étreinte longue, muette, qui lui donnait rendez-vous pour le jour où l'on recommencerait. Il comprit parfaitement, elle avait au fond des yeux sa croyance tranquille. A bientôt, et cette fois, ce serait le grand coup.”

L’espoir d’une revanche est le sentiment par lequel finit le roman de Zola. Etienne part en sentant que "la germination allait faire bientôt faire éclater la terre".

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15 comentarii:

ila rinou a dit…

Merci pour ce résumer !

Caroline Savary a dit…

Ce résumé est très complet! Merci mille fois!!!!!

haillant loulou a dit…

merci beaucoup ! vous me sauver la vie 3 jour avant la fin des vaccances ! :)

Xavier Renger a dit…

Super résumé! Nan pcq ce livre c'est une horreur d'ennui et de descriptions n'étant là que pour combler un vide béant et un manque d'action crevant les yeux du lecteur.

Wy Matt a dit…

génial mais tellement long...

Alixan Cycy a dit…

Hyper bon résumer !!! merci énormément pour ce super travail

... a dit…

Réponse a Xavier Renger :
Tu a le droit de te taire...! Si ce livre t'a ennuyé c'est que tu n'y a rien compris retournes lire Picsou Magazine ! Les gens se plaignent tout le temps que le monde est pourri, qu'il y a des inégalités, des riches, des pauvres,... Mais dès que quelqu'un tente d'expliquer pourquoi, comment, ect, ect,... il ne font pas d'efforts. Ce n'est pas magique la liberté et l'égalité, il faut les construire, et pour cela il faut être cultivé pour savoir ce qu'il faut changer. Il faut lire...

Teuira Makiroto a dit…

Ouah ! Heureusement que j'ai lu ce résumé, merci parce que j'étais complètement à côté de la plaque, ce livre est assez dur tout de même

Hugo Lathoumetie a dit…

Réponse à ... Xavier renger à le droit de ne pas avoir aimé le livre pourquoi critiquer son choix et de plus on peut être cultiver sans forcément lire de livre,la lecture est une culture mais on peut se cultiver de plein d'autres manières différentes.

souleymane mamadou Sy a dit…

bah waouh heureusement pour moi j'ai pu trouver ce résumé merci pour tout cela m'évite une sanction

Pierre Andouche a dit…

Ce résumé est parfait, mais il pourrait ajouter des détails ou des parallèles, par exemple avec L’Assommoir, afin d'améliorer ses dissertations. Il vaut donc mieux utiliser ce résumé pour cibler les passages à lire intégralement.

Sofia Galli a dit…

Je dois faire une examen orale sur le livre. Tu penses que ce résumé ici est sufissant? C'est trop long le livre e je n'ai pas du temps. Merci

lauryk lardon a dit…

merci d'avoir fait ce résumé. Il est super bien comme livre mais long. Je trouve que livre est un petit peut dure a lire. Non ??

Unknown a dit…

Merci vous me sauvez car j ai une intero déçu demain et j ai du mal à comprendre le livre merci encore

Unknown a dit…

Qu-es ce que je ferais sans vous , Merci